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"Tournantes" : 5 à 7 ans requis contre huit accusés


le 08 octobre 2012 à 16h03 , mis à jour le 08 octobre 2012 à 17h23.
Temps de lecture
3min
Le procès de 15 hommes accusés d'avoir violé deux ados dans une cité de Fontenay-sous-Bois entre 1999 et 2001, se déroule jusqu'à mi octobre devant les assises des mineurs du Val-de-Marne.
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JusticeEntre 5 et 7 ans de prison ont été requis lundi pour huit des quatorze accusés de viols collectifs dans des cités du  Val-de-Marne, l'avocat général s'en remettant à la cour pour les six autres,  ont annoncé des avocats.

Le procès dit des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois est entré dans sa dernière phase lundi. L'avocat général a requis de 5 et 7 ans de prison à l'encontre de huit des quatorze accusés de viols collectifs sur deux jeunes femmes dans des cités du Val-de-Marne. Pour les six autres, le magistrat a préféré s'en remettre à la cour. Les accusés encourent théoriquement jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Ils n'ont cessé de clamer leur innocence, tandis que les deux plaignantes ont été mises à rude épreuve durant les trois semaines de ce procès qui s'est tenu à huis clos à Créteil.

Avant de plaider devant la cour ce matin, Me Laure Heinich-Luijer, l'une des avocates des deux jeunes femmes, a précisé lundi avoir "bon espoir que les jurés ne sont pas dupes. (Les  plaignantes) ont revécu à l'audience leur calvaire. On a réussi de nouveau à les faire taire". Elle a déploré le fait que les accusés "les ont traitées de menteuses, de nymphomanes", mais confie n'avoir "jamais eu l'impression que (la situation)  s'est retournée" en faveur des quatorze hommes. Alors que les accusés continuent de nier les faits qui leur sont reprochés, leurs avocats ont tenté, tout au long de ce procès à huis clos, de mettre en avant les contradictions et approximations des deux plaignantes. Ainsi, la révélation par un avocat de la défense d'une plainte pour viols classée sans suite, qui avait été déposée par l'une des deux jeunes femmes à Nanterre en 1999. L'autre plaignante avait dit ne plus se souvenir du rôle de deux accusés. Une mise "hors de cause", avait traduit la défense. Un oubli "normal" au vu de l'ancienneté des faits, selon ses avocates.

Soumises au questionnement incisif des avocats des accusés, les deux jeunes  femmes, toujours accompagnées de leurs mères, n'ont cessé de dire leur  sentiment de glisser du rang des parties civiles au banc des accusés. Le réquisitoire tombé, les onze avocats de la défense vont désormais se succéder à la barre. Le verdict est attendu jeudi soir.

 

                              DOCUMENT : Le témoignage des deux victimes

 

 

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  • figaro05 : Avec des peines aussi lourdes....demandées, les jeunes filles des cités ont intéret à rester enfermée chez elles....CQFD. Pauvres femmes

    Le 08/10/2012 à 18h29
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