A partir de ce lundi, Yvan Colonna est jugé pour la troisième fois par la cour d'assises spéciale de Paris pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. Condamné par deux fois à perpétuité, le berger de Cargèse s'est toujours dit étranger au meurtre du plus haut représentant de l'Etat dans l'île, le 6 février 1998 à Ajaccio. La défense d'Yvan Colonna a toujours mis en avant un manque de preuves et les revirements de ceux qui l'avaient accusé. L'équipe sera rejointe pour ce procès par le ténor du barreau Eric Dupond-Moretti, qui avait fait acquitter en 2006 un autre membre présumé du commando. Elle va notamment faire citer de nouveaux experts en balistique et en téléphonie, "afin de confirmer que le scénario décrit par les accusateurs n'est pas crédible". Une reconstitution, dont le refus avait provoqué le départ d'Yvan Colonna et ses avocats au dernier procès, sera demandée "selon le déroulement des débats".
Vidéo
Procès Colonna : les gardes à vue n'étaient pas illégales
La cour d'assises a rejeté mardi la requête des avocats d'Yvan Colonna concernant les gardes à vue à leurs yeux "illégales" de ses accusateurs en 1999. Elle a, en revanche, accepté de ne pas faire état des débats du précédent procès.
Publié le 03/05/2011
Yvan Colonna se marie en prison en présence de Mgr Gaillot
L'homme de 50 ans, qui sera jugé à partir du 2 mai pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, s'est marié jeudi matin avec une femme de 38 ans à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne.
Publié le 03/03/2011
Yvan Colonna aura la bague au doigt ce jeudi
Le berger corse âgé de 50 ans se marie jeudi matin à la prison de Fresnes. A partir de mai, il sera jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac.
Publié le 03/03/2011
Colonna condamné à un an ferme pour détention d'armes
Le berger corse était en possession de ces armes lors de son arrestation. Des peines de dix mois à trois ans de prison avec sursis ont en outre été prononcées contre quatre des cinq personnes soupçonnées de l'avoir aidé durant sa cavale.
Publié le 08/07/2010
Il y aura un troisième procès Colonna
La Cour de cassation a annulé mercredi pour des raisons de forme la condamnation à perpétuité d'Yvan Colonna, pour l'assassinat en 1998 du préfet Claude Erignac, ouvrant la voie à un troisième procès d'assises.
Publié le 30/06/2010
Coup de filet dans l'enquête sur l'assassinat de Colonna
Huit personnes ont été interpellées depuis lundi par les enquêteurs qui essaient de retrouver les assassins de Jean-Claude Colonna. Des armes et des stupéfiants ont été saisis lors des perquisitions.
Publié le 26/11/2009
Procès Colonna : "ce n'est pas la partie civile qui fait le verdict"
Me Eric Dupont-Moretti, l'avocat du berger corse, répond aux critiques de la famille du préfet Erignac, qui dénonce la "lâcheté des assassins".
Publié le 06/05/2011
Affaire Colonna : "Cette fois, on va avoir un vrai procès"
Invité de LCI dimanche soir, à la veille du 3e procès d'Yvan Colonna, Pascal Garbarini, son avocat, a fait part de l'espoir qu'il plaçait dans ce troisième volet de l'affaire.
Publié le 01/05/2011
"Ce troisième procès est capital, parce qu'il doit nous permettre de faire proclamer l'innocence d'Yvan Colonna", estime l'un de ses cinq avocats, Me Pascal Garbarini. Il doit être "l'aboutissement" d'un long combat judiciaire. Il y a deux ans, à l'issue d'un procès en appel émaillé d'incidents, dont il avait claqué la porte au bout d'un mois, Yvan Colonna avait de nouveau été condamné à la prison à vie, peine alourdie par une période de sûreté de 22 ans. Mais en juin 2010, la Cour de cassation avait annulé le verdict pour un vice de procédure.
Une famille Erignac "un peu accablée"
S'appuyant sur les mises en cause - plus tard rétractées - de ses présumés complices, des relevés de communications téléphoniques et sa cavale de quatre ans, l'accusation désigne Yvan Colonna comme le tireur qui a abattu Claude Erignac de trois balles dans la nuque. Elle le présente comme un membre du "groupe des anonymes", commando nationaliste dont six membres ont déjà été condamnés pour cet assassinat et pour l'attaque en septembre 1997 de la gendarmerie de Pietrosella, au cours de laquelle l'arme du crime avait été dérobée. Pour Me Garbarini, un "postulat de culpabilité" de son client avait été posé par plusieurs responsables politiques, dont Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avant même le premier procès. "Aujourd'hui, les plateaux de la balance sont davantage rééquilibrés", veut croire l'avocat.
L'ambiance est bien différente du côté de la famille de la victime. C'est la cinquième fois qu'elle se retrouve partie civile, en comptant les procès des autres membres présumés du commando. Et elle est "un peu accablée" à l'idée de ce nouveau procès, qui va encore raviver "tout un tas de souvenirs", souligne Me Yves Baudelot, l'un des avocats de la veuve du préfet, Dominique Erignac, et de ses enfants Marie-Christophine et Antoine. "Mme Erignac m'expliquait l'autre jour qu'en mettant tous les procès les uns à la suite des autres, elle aura passé plus de six mois sur les bancs de la cour d'assises de Paris", ajoute-t-il. "Ça lui est extrêmement pénible. Ça fait 13 ans que ça dure, elle veut en terminer". Et pour Me Philippe Lemaire, qui assiste la veuve et les enfants du préfet assassiné depuis le tout premier procès, en juin-juillet 2003, Dominique Erignac garde la "certitude que celui qui a assassiné son mari, c'est Yvan Colonna".
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