Ce céréalier français de 47 ans tentait de faire reconnaître par la justice la responsabilité de la multinationale Monsanto dans l'intoxication invalidante dont il estime être victime/Image d'archives © TF1/LCI
- Monsanto responsable de l'intoxication d'un agriculteur - 01 min 46 s
Un agriculteur attaque Monsanto pour intoxication
Paul François, un agriculteur charentais accuse le géant de l'agrochimie d'être responsable de son intoxication en 2004 par un puissant herbicide, interdit en France depuis 2007. Le procès se tient ce lundi à Lyon.
Publié le 12/12/2011
OGM: Monsanto gagne en justice contre des agriculteurs bio américains
Donnant raison lundi au groupe agrochimique, la Cour suprême des Etats-Unis a annulé la suspension de la vente de semence de luzerne génétiquement modifiée.
Publié le 21/06/2010
Des OGM de Monsanto accusés d'être toxiques
Une étude réalisée à l'université de Caen sur les effets de trois maïs de la firme américaine montre leur impact sur les reins et le foie des mammifères. Quel serait leurs effets sur la santé humaine ?
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Poudre suspecte chez Monsanto
<b>Info internaute -</b> Trois sites du leader mondial des OGM - deux en France, un à Bruxelles - ont reçu un courrier contenant de la poudre blanche suspecte. Des analyses sont en cours, mais la substance serait inoffensive.
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Le maïs de Monsanto perd une bataille à Bruxelles
Les pays de l'UE ont refusé lundi de forcer l'Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs MON 810 de Monsanto, désavouant la Commission européenne.
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Bruxelles fait chou blanc sur le maïs Monsanto
La Commission européenne a échoué lundi dans sa tentative pour forcer la France et la Grèce à autoriser la reprise de la culture d'un maïs génétiquement modifié de Monsanto.
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Le maïs Monsanto sans risque pour la santé ?
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Le cri d'alarme de Monsanto
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Publié le 20/08/2008
C'est une première en France. Le groupe Monsanto, géant américain des pesticides, a été condamné lundi pour l'intoxication d'un agriculteur charentais. Le groupe a été jugé responsable par le tribunal de grande instance de Lyon, qui a ordonné une expertise des préjudices subis par Paul François, un céréalier de 47 ans, afin d'établir le montant des dommages et intérêts.
Intoxiqué après avoir inhalé en 2004 du "Lasso", un pesticide aujourd'hui interdit, Paul François a subi de graves troubles neurologiques. Il se bat pour faire reconnaître en France la toxicité de ces produits. "Le tribunal a reconnu le lien de causalité entre la maladie de Paul François et l'inhalation du Lasso", a déclaré Me Stéphane Teyssier, l'un des avocats du plaignant. "L'exposition au produit Lasso a été reconnue responsable de son préjudice et Monsanto sera désormais obligé d'informer ses clients des conséquences sur la santé de ses produits", a-t-il ajouté. "Cette décision est historique. Elle fera jurisprudence pour tous les dossiers similaires car nombre d'agriculteurs sont dans la même situation".
Défenseur de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsard s'est déclaré "déçu" de cette décision. "Nous avions estimé qu'il n'y avait pas d'éléments suffisants pour établir un lien de cause à effet entre les symptômes de Paul François et une éventuelle intoxication au chlorobenzène mais le tribunal a dit le contraire", a-t-il déclaré à la sortie de l'audience. L'avocat entend examiner avec la direction de Monsanto la possibilité de faire appel de cette décision.
Un défaut d'information ?
Le 27 avril 2004, Paul François, qui exploite 400 hectares de cultures de céréales en Charente, cherchait à vérifier le contenu de sa cuve d'épandage lorsqu'il a inhalé les émanations de Lasso, un puissant herbicide, qui s'en échappaient. Le céréalier avait souffert de malaises, de vertiges, de bégaiements et de divers troubles pendant plusieurs mois avant qu'on identifie la présence de chlorobenzène, un produit inscrit au tableau des maladies professionnelles, dans ses urines et ses cheveux, signe de son intoxication au Lasso. L'agriculteur a décidé d'attaquer Monsanto à qui il reproche un défaut d'information, la présence de chlorobenzène n'étant pas mentionnée sur l'étiquette. Il reproche en outre la diffusion par l'entreprise d'un produit qu'elle savait dangereux.
Le Lasso est interdit de vente en France depuis 2007. Son retrait du marché était intervenu précédemment dans plusieurs pays, comme le Canada, la Belgique ou la Grande-Bretagne. Paul François ne peut plus travailler aujourd'hui qu'à mi-temps et a dû engager du personnel. Il a renoncé à l'agriculture intensive, sans pouvoir se passer des services de Monsanto. "Il est impossible aujourd'hui d'acheter des semences en dehors de Monsanto", déplore-t-il. Il a fondé en 2011 avec d'autres victimes une association, Phyto'Victimes, qui fédère les agriculteurs atteints de maladies professionnelles. Elle rassemble déjà une centaine de dossiers et dit que quatre de ses adhérents sont décédés.
En fin d'après-midi, Monsanto a annoncé qu'il envisageait de faire appel. "Il nous semble qu'il n'existe pas d'éléments scientifiques suffisants qui démontrent le lien de causalité entre une éventuelle intoxication au chlorobenzène et les problèmes de santé de M. François", a déclaré Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de Monsanto France.
| Bové veut "revoir le problème des autorisations d'herbicides" |
TexteCe jugement doit conduire à "revoir le problème des autorisations d'herbicides" en France, selon le député européen écologiste José Bové. Interrogé par l'AFP, il rappelle que l'herbicide incriminé dans ce procès "avait été classé comme dangereux depuis les années 1980". Mais, a-t-il ajouté, "il n'a été retiré de la circulation qu'en 2007 en France, ce qui montre bien que le problème des autorisations de ces herbicides est complètement à revoir et que les pouvoirs publics ont laissé traîner au-delà des risques reconnus au niveau international". L'élu européen du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui pourfend le producteur américain de produits phytosanitaires et de semences OGM depuis de nombreuses années, a une nouvelle fois dénoncé "les pressions en permanence, de Monsanto, pour maintenir et faire homologuer ses produits". Selon lui, le débat sur cette question concerne les Français "au premier titre en ce moment puis que nous attendons le dépôt d'une nouvelle clause de sauvegarde contre le Mon 810", ce maïs OGM commercialisé par Monsanto. Le gouvernement a promis de déposer une nouvelle clause de sauvegarde pour interdire la culture de maïs transgénique avant les semis de printemps, après l'invalidation de la précédente clause par le Conseil d'Etat fin novembre. |
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