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Un Tunisien poursuivi pour un site internet lié à Al Qaïda


le 03 juillet 2012 à 15h35 , mis à jour le 03 juillet 2012 à 17h44.
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3min
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Crédits : Chad Baker/Ryan McVay/Digital Vision / Thinkstock

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JusticeUn homme, d'origine tunisienne, a été présenté mardi à un juge français en vue de sa mise en examen pour l'animation d'un site internet islamiste. Selon l'accusation, il servait de moyen de recrutement à Al-Qaïda.

L'administrateur d'un site islamiste djihadiste soupçonné d'avoir facilité le recrutement de candidats au djihad et le financement de l'achat de matériel de guerre a été présenté mardi à un juge français en vue de sa mise en examen.  "Ce dossier apparaît comme la manifestation la plus aboutie de l'emploi d'internet à des fins terroristes dans le domaine de l'islam radical", dit le parquet dans un communiqué.
 
La défense du jeune homme n'a pas pu s'exprimer dans l'immédiat. Le suspect, arrêté dimanche dernier, devait être mis en examen dans la journée par le juge d'instruction Marc Trévidic pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et financement de terrorisme". Le parquet réclame son placement en détention, ce qui sera tranché par un juge des libertés. Il lui est reproché "par son rôle d'administrateur d'un site islamiste radical, d'être un vecteur opérationnel et financier redoutable au profit d'organisations terroristes des plus sanglantes", rapporte le communiqué.

Des liens avec Al-Qaïda, Aqpi, Aqmi...    
 
"Les investigations ont révélé une activité inédite de relais opérationnel, financier et de recrutement au profit de nombreuses organisations terroristes sur plusieurs points du globe", ajoute le bureau du procureur. Il nomme Al Qaïda, Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpi), Tawid Al Djihad, Fatah al Islam, Jaysh al Islam, Etat islamique d'Irak.
 
La Direction centrale du renseignement (DCRI), qui a déchiffré des milliers de messages et décrypté des masses de données, a conclu que le suspect avait donné aux organisations en question des renseignements sur la confection d'explosifs, l'infiltration d'agents gouvernementaux dans leurs rangs ou le déplacement de ministres pouvant servir de cibles. Il aurait assuré un rôle centralisateur de collecte de fonds pour l'achat d'armes tels que des lance-roquettes, des missiles, des fusils-mitrailleurs et facilité le recrutement de combattants, notamment pour Fatah al Islam et Aqpa.

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  • 421123 : Bravo la DCFI.

    Le 03/07/2012 à 18h44
      Nous suivre :

      Ils urinent dans un réservoir d'eau et polluent 143 millions de litres d'eau

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