Un des suspects du braquage du casino d'Uriage a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Une décision qui provoque la colère des policiers et du parquet qui a fait appel. © TF1/LCILes trois juges de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble ont confirmé jeudi l'ordonnance controversée de mise en liberté sous contrôle judiciaire du second braqueur présumé du casino d'Uriage-les-Bains (Isère). Le 2 septembre, le juge des libertés et de la détention (JLD) avait décidé de ne pas écrouer Monsif Ghabbour, 25 ans, déjà condamné à sept reprises, après sa mise en examen pour "vol avec arme" et "tentative d'homicides volontaires" contre des policiers. Cette décision, contre laquelle le parquet, fortement soutenu par la Chancellerie, avait immédiatement fait appel, avait provoqué un tollé chez les syndicats de policiers.
Le juge récidive, la colère de syndicats
Le juge ayant laissé en liberté le 2e braqueur présumé d'Uriage a récidivé en faisant libérer un délinquant de 21 ans qui s'était évadé en juillet."C'est inadmissible", commente le syndicat Alliance.
Publié le 24/09/2010
"Les voyous sont les seuls à se réjouir des propos d'Hortefeux"
<b>Interview - </B> Pour le magistrat Laurent Bedouet, secrétaire général de l'USM, les critiques du ministre de l'Intérieur à l'encontre des juges et ses propositions de réformes sont "lamentables" et "ridicules".
Publié le 17/09/2010
Suspect libéré après le braquage d'Uriage : Sarkozy monte au créneau
Jeudi, Brice Hortefeux s'était dit "indigné" de cette décision fustigée par divers syndicats de police. Ce vendredi, Nicolas Sarkozy l'a trouvée à son tour "difficilement compréhensible".
Publié le 03/09/2010
Braquage du casino d'Uriage : un suspect libéré, Hortefeux "indigné"
Le second braqueur présumé du casino d'Uriage-les-Bains (Isère) a été libéré et placé jeudi sous contrôle judiciaire après sa mise en examen. Une décision qui provoque la colère des syndicats de police et du ministre de l'Intérieur lui-même.
Publié le 02/09/2010
Grenoble : arrestation du second braqueur du casino d'Uriage
Dans la nuit du 15 au 16 juillet, deux hommes avaient braqué le casino d'Uriage, entraînant une course-poursuite avec la police, qui s'était terminée par la mort d'un des braqueurs Karim Boudouda. Trois nuits de violence urbaine avaient suivi.
Publié le 31/08/2010
Braquage d'Uriage : la libération d'un suspect crée la polémique
Un des suspects du braquage du casino d'Uriage a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Une décision qui provoque la colère des policiers et du parquet qui a fait appel.
Publié le 03/09/2010
Polémique après la remise en liberté du braqueur présumé d'Uriage
Le second braqueur présumé du casino d'Uriage-les-Bains a été mis en examen, remis en liberté et placé jeudi sous contrôle judiciaire, ce qui provoque la colère des policiers et du parquet qui a fait appel.
Publié le 03/09/2010
Braquage d'Uriage : "Indignés par cette libération"
Mohamed Douhane, du syndicat Synergie officiers juge que "ce type de décision est de nature a créer un véritable divorce entre la police et la justice".
Publié le 03/09/2010
"Incompréhension" de la police
La confirmation ce jeudi de la mise en liberté sous contrôle judiciaire du braqueur présumé provoque une nouvelle fois "l'incompréhension" chez les enquêteurs. "Cette décision est une nouvelle fois totalement incompréhensible pour la 'maison' police et particulièrement pour les collègues qui ont travaillé sur ce dossier, commente sur TF1 News Daniel Chomette, représentant départemental du syndicat SGP-FO Unité Police à Grenoble.
"Nous sommes convaincus qu'il s'agit de la bonne personne. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il a été mis en examen par un juge d'instruction, poursuit-il. Aujourd'hui, on va le laisser en liberté alors que les policiers ont du travailler des semaines pour le retrouver parce qu'il se planquait. Même si nous n'avons pas à commenter des décisions de justice, on peut penser que cet individu ne présente pas toutes les garanties pour se soumettre à son contrôle judiciaire".
Satisfaction des syndicats de magistrats
Du côté des syndicats de magistrats, en revanche, on salue la décision. "Nous espérons que le gouvernement va enfin comprendre qu'il y a des règles de droit, telles que la présomption d'innocence, qui s'appliquent à tout le monde", a déclaré à l'AFP Virginie Duval, secrétaire nationale de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). "La notion de détention n'a rien à voir avec la mise en examen", a-t-elle souligné, estimant que le juge de l'enquête et des libertés (JLD) qui avait décidé de la mise en liberté sous contrôle judiciaire du jeune Monsif Ghabbour "a été vilipendé alors qu'il n'avait fait que son travail".
Monsif Ghabbour avait été interpellé le 31 août en Isère, plus d'un mois et demi après le braquage d'un casino à Uriage-les-Bains, à la suite duquel son complice présumé, Karim Boudouda, avait trouvé la mort lors d'un échange de tirs avec la police. Ce décès avait entraîné plusieurs nuits de violences urbaines dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, dont les deux hommes sont originaires. Des violences qui avaient conduit au discours du 30 juillet de Nicolas Sarkozy, lors duquel le président de la République a proposé de déchoir de sa nationalité française toute personne d'origine étrangère condamnée pour meutre ou violences envers des policiers, gendarmes ou autres dépositaires de l'autorité publique.
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