Selon le maire de Font-Romeu, Jean-Louis Démelin, l'arrêt rendu peu avant Noël par la cour d'appel de Montpellier pourrait avoir de lourdes conséquences pour toutes les stations de ski françaises. La commune pyrénéenne vient d'être condamnée à payer un million d'euros pour un accident de ski qui a laissé une jeune femme tétraplégique il y a presque 15 ans. Encore cette somme (800.000 pour la victime, 200.000 pour la Caisse primaire d'assurance maladie dont elle relève) n'est-elle qu'une provision. Les avocats de la jeune femme, originaire de Martigné-sur-Mayenne, évoquent un montant final possible de deux ou trois millions d'euros en réparation du préjudice.
Lors de l'accident, en 1997, la jeune Mayennaise, âgée de 23 ans à l'époque, était tombée à un endroit où la piste verte se rétrécissait et avait heurté des rochers. Sa famille s'est dès lors battue pendant des années devant les justices pénale et civile pour obtenir réparation.
Selon le maire de Font-Romeu, cet arrêt représente "une première en France : que quelqu'un attaque une commune (de montagne) et obtienne gain de cause". Avec un impact encore difficile à évaluer. Comme la famille de la victime avait été régulièrement déboutée avant l'arrêt de la cour d'appel de Montpellier, les maires des stations françaises, qui observaient tous la procédure, se pensaient relativement à l'abri. Désormais, elles vont devoir reconsidérer la question. Avec cette question cruciale : peuvent-elles sécuriser entièrement les pistes ? Selon le maire de Font-Romeu, la réponse est claire : aucune des stations françaises ne peut disposer des protections, notamment des filets, sur toute la longueur de leurs pistes, qui peut atteindre des centaines de kilomètres.
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