Maurice Boisart, élu de Cousolre © AFP"Un geste d'énervement peut arriver à tout le monde, mais vous êtes moins pardonnable, vous qui êtes un homme responsable, qui avez la confiance des électeurs". Vendredi, le procureur a requis 500 euros d'amende à l'encontre d'un maire jugé pour avoir giflé un adolescent. Maurice Boisart, élu de Cousolre, dans le Nord comparaissait pour "violence par personne dépositaire de l'autorité publique".
31.000 euros pour 2 gifles
Ce sont sans doute les gifles les plus chères de l'histoire judiciaire française. Elles avaient été données en 2006 par une serveuse à une collègue qui l'avait, selon elle, traitée de "sale Arabe". L'avocat de la gifleuse dénonce "une dérive à l'américaine".
Publié le 19/04/2012
Il avait giflé un ado, le maire écope d'une amende avec sursis
En août 2010, Maurice Boisart, élu de Cousolre dans le Nord avait donné une gifle à un garçon de 15, qui l'avait, dit-il, insulté et menacé. Il a été condamné vendredi. L'association des maires de France s'est inquiétée de cette condamnation.
Publié le 17/02/2012
Deux mois ferme pour le père qui avait giflé une CPE
Le père d'une élève de troisième a été condamné mercredi à Toulouse à cinq mois de prison, dont deux ferme, pour avoir frappé une conseillère d'éducation d'un collège de Haute-Garonne.
Publié le 22/04/2010
Elle gifle un élève : 15 jours de mise à pied contestée...
Un an après les faits, l'enseignante du collège Dupleix de Landrecies dans le Nord perdra aussi deux semaines de salaire. Elle dénonce une "répression antisyndicale".
Publié le 11/03/2010
Pas de sanction pour le prof qui a giflé un élève
Aucune procédure disciplinaire ne sera engagée contre l'enseignant de Berlaimont, qui a même reçu mercredi le soutien du Premier ministre.
Publié le 07/02/2008
Un maire jugé pour avoir giflé un adolescent
En 2010, Maurice Boisart, le maire de Cousolre dans le Nord, avait réprimandé un adolescent de 15 ans qui escaladait un grillage pour récupérer un ballon. Le jeune homme l'aurait alors insulté et menacé.
Publié le 03/02/2012
Ce 24 août 2010, le maire aujourd'hui âgé de 62 ans avait réprimandé un adolescent de 15 ans qui escaladait un grillage pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal. Selon le maire, le jeune homme aurait alors proféré des menaces de mort après l'avoir insulté.
Devant le tribunal, il a plaidé la légitime défense. A la barre, il a expliqué que les cheveux blancs qui le caractérisent désormais étaient dus au stress généré par cette histoire. Il a répété avoir toujours regretté son geste, un "réflexe" face aux insultes, se sentant "coincé" pour défendre sa qualité d'élu. Il a invoqué les insultes à répétition, dans ce village de 2.500 âmes où il cherchait simplement à protéger les bâtiments publics et à se battre contre les "incivilités" d'une bande de jeunes. "Ce n'était pas la meilleure solution", reconnaît-il.
"Tout ça pour une baffe... qui était bien méritée"
Le procureur lui reproche son "ambivalence": les regrets mais une gifle revendiquée, le stress mais les interviews. "La jeunesse est insolente, turbulente, mais ce n'est pas un délit qu'il faut réprimer", estime-t-il. Dans la salle, la douzaine d'habitants de Cousolre venus soutenir le maire, marquent leur désapprobation. "Tout ça pour une baffe... qui était bien méritée", lance à la sortie, canne à la main, un ancien maire de la ville. "Si je suis condamné, les jeunes vont faire ce qu'ils veulent, les maires ne vont plus se retourner", regrette Maurice Boisart. Pour son avocat Me Aidi, qui a plaidé la légitime défense, l'élu "veut faire reconnaître qu'il était dans son droit, pour montrer à un jeune qu'il faut arrêter les bêtises avant de faire quelque chose de grave".
La partie civile, elle, dénonce une "agression gratuite". "Comment décrire autrement un jeune qui va ramasser un ballon et reçoit une baffe sans déclaration particulière?", s'interroge Me Boudard estimant que "sur le principe", l'élu "ne peut pas ne pas être condamné".
Dans un premier temps, Maurice Boisart avait refusé l'amende de 600 euros proposée par le procureur d'Avesnes dans le cadre du plaider-coupable. Pourquoi ? Parce qu'il voulait bénéficier d'un procès public. Le jugement a été mis en délibéré au 17 février.
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31.000 euros pour 2 gifles
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