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Violences de Moirans : quatre suspects placés en détention provisoire

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le 11 février 2016 à 11h35 , mis à jour le 11 février 2016 à 11h41.
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3min
Près de deux-cents gendarmes mobiles ont été déployés à Moirans au lendemain des violences qui ont causé de nombreux dégâts matériels.

Près de deux-cents gendarmes mobiles ont été déployés à Moirans au lendemain des violences qui ont causé de nombreux dégâts matériels. / Crédits : PHILIPPE DESMAZES / AFP

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Justice Quatre des dix-huit personnes mises en examen pour les violences commises en octobre autour d'un camp de gens du voyage à Moirans, en Isère, vont être placées en détention provisoire.

La cour d'appel de Grenoble a ordonné jeudi le placement en détention provisoire de quatre des dix-sept personnes mises en examen pour les violences commises en octobre autour d'un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), a-t-on appris auprès du parquet général.
 
A l'issue de leur garde à vue en janvier, toutes les personnes mises en examen dans cette affaire avaient été libérées sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Un seul suspect avait été mis hors de cause.
 
Empêcher "les concertations frauduleuses"
 
Le parquet avait fait appel de ces décisions de remise en liberté, demandant le placement en détention provisoire de huit des dix-sept personnes mises en examen. Les raisons invoquées étaient "d'éviter les pressions sur les témoins", d'empêcher "les concertations frauduleuses" entre suspects et d'éviter "la réitération des faits". "Les peines encourues pour certains faits sont de dix ans d'emprisonnement", souligne Paul Michel, procureur général de Grenoble.
 
Après une audience le 8 février, la chambre de l'instruction a donc décidé jeudi le placement en détention provisoire de quatre des suspects, tous majeurs, nés entre 1987 et 1997. "Nous allons les faire contacter pour qu'elles soient placées en détention", a indiqué M. Michel.


Beaucoup de dégâts


Le 20 octobre, une cinquantaine d'habitants du camp ou des alentours  s'étaient livrés à des violences spectaculaires. Les émeutiers réclamaient qu'un homme de 24 ans, détenu en Savoie et membre de ce camp de gens du voyage, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après un cambriolage.
 
Les violences n'avaient fait aucun blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac.

 

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