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Le texte, présenté par le secrétaire de l'Etat au Développement de la région capitale Christian Blanc, confie à la SGP la maîtrise d'ouvrage de la construction du "réseau de transport public du Grand Paris", a ajouté Luc Chatel, en rendant compte des travaux du Conseil. Il prévoit la mise en place de procédures particulières pour la réalisation des projets de développement urbain, notamment la signature entre l'Etat et les collectivités locales de "contrats de développement territorial". Ces contrats permettront la mise en place de "zones d'aménagement différé" autour des gares dans lesquelles l'Etat aura un droit de préemption aux dépens des maires.
Pas de problème avec Fillon
Cette dernière disposition a suscité la colère de nombreux élus de gauche et de droite qui y voient une remise en cause de la décentralisation. Christian Blanc a estimé à la sortie du Conseil des ministres que ces critiques émanaient de dirigeants "en campagne électorale". "Il se trouve que ce n'est pas mon cas", a-t-il relevé. "Je m'occupe d'un chantier qui va se dérouler pendant une vingtaine d'années, une génération, et l'objectif de ce projet de loi c'est aujourd'hui de mettre en place les fondations qui vont permettre de développer ce grand projet".
Le secrétaire d'Etat a également jugé que son texte n'empiétait pas sur les compétences des collectivités locales. "Ils n'ont aucun risque de ce point de vue. Cela étant, il faut que chacun soit dans son rôle. C'est une région capitale, c'est une région monde, qui nécessite que l'Etat prenne ses responsabilités", a-t-il ajouté. Devant le gouvernement, Nicolas Sarkozy a rappelé "son attachement à ce projet" et souligné que "pour le réaliser, la volonté de l'Etat au plus haut niveau était nécessaire", selon le porte-parole.
Le chef de l'Etat a également évoqué la controverse qui a opposé Christian Blanc au Premier ministre François Fillon au sujet du texte, jugeant "qu'il était normal, sur un tel sujet complexe, qu'il y ait des débats", selon Luc Chatel. Christian Blanc a pour sa part indiqué qu'il n'y avait "jamais eu de problème avec François Fillon" et balayé les réserves des députés UMP avancées par leur chef de file Jean-François Copé. "Le texte doit être débattu, ce n'est pas pour autant qu'il y a problème avec Jean-François Copé", a-t-il insisté.
D'après agence










