Le Premier ministre annonce une concertation sur la carte scolaire, à Thionville, le 8 septembre 2006 © TF1/LCIIl reprend la main sur un débat lancé par les présidentiables Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé vendredi à Thionville une prochaine "concertation" avec les enseignants, parents et élus locaux pour "aménager" la carte scolaire. Cette sectorisation détermine en fonction de leur domicile dans quel établissement écoliers ou collégiens doivent s'inscrire.
"Je suis pour une carte scolaire aménagée, respectueuse des principes qui fondent notre idéal républicain. Cet aménagement est possible. Il ne peut se faire qu'en concertation étroite avec tous les acteurs du système éducatif", a-t-il déclaré.
Un débat légitime
Mais le chef du gouvernement a souligné que "la suppression totale" de cette carte, prônée en février par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, ne lui "paraît pas la bonne solution" car elle "conduirait inévitablement tous les parents à vouloir inscrire leurs enfants dans les mêmes établissements".
Répondant au numéro deux du gouvernement qui s'était prononcé pour un "libre choix" de l'école, Dominique de Villepin a estimé que la carte scolaire était un gage de "mixité sociale" et que sa suppression provoquerait "plus d'injustice" et "un formidable dérèglement de l'organisation scolaire". "Méfions-nous des approches trop générales ou trop idéologiques", a-t-il lancé dans une pique à Nicolas Sarkozy avant d'ajouter, ironique : "si demain, il y a un remède miracle, une idée géniale qui permet de faire mieux que la carte scolaire, eh bien nous l'étudierons".
Pour autant, le Premier ministre juge le débat sur la carte "légitime" et a reconnu des "problèmes évidents" dans son fonctionnement: "contournement" par certains parents et "rigidités" qui "interdisent aux meilleurs élèves des établissements difficiles d'étudier ailleurs que dans leur quartier".
Le débat sur la carte scolaire a été relancé dimanche par les propos de la socialiste Ségolène Royal -qui a estimé que sa suppression "serait l'idéal", suggérant à tout le moins d'en "desserrer la contrainte"- qui ont provoqué de vifs remous à gauche.
(Le Premier ministre à Thionville, le 8 septembre 2006/TF1/LCI)
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