Nicolas Sarkozy s'exprimant après sa visite à un CRS blessé lors d'une agression dans l'Essonne © TF1/LCILa polémique née après ses accusations de "démission" contre la justice de la Seine-Saint-Denis ne le fait pas reculer. "Les Français savent bien que ce que je dis, c'est la vérité et innombrables sont les témoignages que j'ai reçus depuis hier pour me dire: 'enfin quelqu'un ose parler' ", a lancé Nicolas Sarkozy jeudi en fin d'après-midi.
Il s'exprimait à sa sortie de l'hôpital parisien de la Salpêtrière, où il venait de rendre visite au CRS blessé mardi lors d'une agression dans l'Essonne. Le ministre avait auparavant affirmé dans une déclaration lue devant la presse: "Je sais que l'immense majorité des magistrats font leur travail avec compétence, honnêteté et volonté de bien faire". "Ce n'est pas mettre en cause l'indépendance de la justice que de pointer du doigt lorsqu'il y a des défaillances et lorsqu'il y a des choix idéologiques qui entraînent des conséquences sur une politique de sécurité", a-t-il ajouté.
Après le tollé suscité par ses propos à gauche et au sein des magistrats, Nicolas Sarkozy a aussi reçu des soutiens à droite : le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dénoncé jeudi "les polémiques stériles lancées par l'opposition." D'autres élus UMP ont appuyé le président de leur parti dans la même tonalité : "Comme mes compatriotes, je préfère les actes de Nicolas Sarkozy aux belles paroles de ceux qui n'ont jamais agi pour la sécurité des Français", a commenté Thierry Mariani. Jean-Paul Garraud a dénoncé pour sa part "l'agitation orchestrée, principalement par le syndicat de la magistrature."
Quant à François Fillon, conseiller politique du président de l'UMP, il a estimé jeudi que "pour mettre un terme à la culture de la violence qui mine certains de nos quartiers, il faut avoir le courage de briser des tabous."
D'après agence
| Délinquance des mineurs : le Sénat adopte le projet Sarkozy |
Les sénateurs ont adopté jeudi soir le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la délinquance qui vise à durcir les sanctions à l'encontre des délinquants mineurs et fait du maire "le pivot" de la politique de prévention dans ce domaine. Le texte doit encore poursuivre sa navette à l'Assemblée nationale pour un premier examen. Le vote de ce projet de loi est intervenu en pleine polémique suscitée par la "fuite" dans la presse d'une note du préfet de Seine-Saint-Denis, et les propos du ministre de l'Intérieur sur la justice dans ce département. Salué par Jean-Claude Carle (UMP) comme "novateur" et par Yves Détraigne (UDF) comme "ambitieux mais perfectible", le texte est dénoncé comme "idéologique et sécuritaire" par la communiste Eliane Assassi et comme "détestable et inutile" par l'orateur PS Jean-Claude Peyronnet. |
Réagissez à la polémique entre Nicolas Sarkozy et les magistrats dans On en parle, l'émission interactive de LCI, diffusée lundi 25 septembre à partir de 9h10. Laissez votre témoignage en écrivant à onenparle@lci.fr
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