Le meeting du syndicat de gardiens de la paix Alliance à Gif-sur-Yvette, le 26 octobre 2006 © TF1/LCIAlliance (premier syndicat de gardiens de la paix) a réclamé jeudi à Gif-sur-Yvette, dans l'Essonne, un "Grenelle de la sécurité" dans "les meilleurs délais" et appelé les policiers à des "rassemblements" le 13 novembre devant les préfectures. "Nous réclamons que des mesures soient prises très rapidement pour assurer la sécurité des personnels engagés dans la lutte contre la délinquance et la criminalité", a dit Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat, au cours d'un meeting devant quelques centaines de policiers.
Jean-Claude Delage a par ailleurs lancé un appel aux "élus républicains" pour qu'ils soutiennent ce mouvement. Des "motions" seront déposées le 13 novembre qui réclameront, a-t-il dit, des "mesures législatives" pour "élaborer des peines plancher afin de donner aux magistrats de vrais outils pour condamner fermement les agresseurs de policiers, gendarmes ou pompiers". Ces "peines minimales pourraient être aussi applicables aux agresseurs de personnes dites vulnérables", a ajouté le secrétaire général.
"Ras-le-bol"
Il a exprimé à la tribune le "ras-le-bol" des policiers après la série d'incidents et de violences à leur encontre. "Nous exigeons également qu'une redéfinition claire et précise des missions de sécurité soit engagée et qu'une réforme de structure soit initiée", a ajouté Jean-Claude Delage.
Il a enfin dit son opposition à une "journée nationale du droit de retrait" à laquelle a appelé mercredi le Syndicat général de la police (SGP-FO). Il y a un décret qui "interdit aux policiers le droit de retrait", a fait valoir le secrétaire général. Le SGP-FO avait appelé mercredi les autres syndicats de police à le rejoindre sur ce mot d'ordre, qui impliquerait "qu'en cas d'appel au commissariat, les policiers ne sortent que s'ils disposent (...) de conditions normales de sécurité", avait expliqué son secrétaire général, Nicolas Comte.
D'après agence
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