Les grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier © A.Ga./LCIC'est le fruit de leur "lutte opiniâtre" et de leur "volonté désespérée de pouvoir vivre dans la dignité", selon la Ligue des Droits de l'Homme. Les six grévistes de la faim de Cachan ont accepté jeudi de se réalimenter. Car le protocole d'accord signé dans la nuit est en passe de mettre fin à un mois et demi de bras de fer. Les quatre Africains qui étaient encore dans le gymanse ont aussitôt été emmenés à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, dans le Val-de-Marne en ambulance, tandis que les deux autres étaient déjà hospitalisés à Saint-Antoine.
Même si certains des occupants du gymnase restent vigilants, voire sceptiques, les délégués des expulsés du squat de Cachan, dans le Val-de-Marne, hébergés dans un gymnase de la ville depuis le 18 août, ont accepté dans la nuit de mercredi à jeudi le principe d'un protocole d'accord (lire notre article). Ce protocole, avalisé par le ministère de l'Intérieur jeudi matin, vise à leur hébergement temporaire dans des structures d'accueil, le temps du réexamen de leur dossier. Ce dernier devrait être entériné vendredi et mis en application dès le début de la semaine prochaine.
En vertu de cet accord, dont se félicitent de nombreuses associations, les ex-squatteurs sans-papiers pourront soumettre des demandes de régularisation au ministère de l'Intérieur, qui les examinera "au cas par cas". Nicolas Sarkozy s'est félicité vendredi de l'accord, estimant que l'affaire "aurait pu se terminer plus tôt s'il n'y avait pas eu cette polémique".
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