Les grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier © A.Ga./LCIDeux des six expulsés du squat de Cachan (Val-de-Marne) qui observent une grève de la faim depuis le 21 août ont été hospitalisés lundi matin dans un état très préoccupant, selon l'un des médecins qui les suivent. "Ces deux personnes ont accepté une surveillance médicale renforcée en milieu hospitalier", a précisé le docteur Patrice Muller. Les deux hommes, âgés de 39 et 29 ans, devaient être admis dans le service des urgences médicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris.
Quant aux quatre autres grévistes de la faim installés dans un vestiaire du gymnase Belle-Image de Cachan, où sont hébergés depuis le 18 août quelque 200 ex-squatteurs, ils sont également "extrêmement déterminés" à poursuivre leur mouvement. Les grévistes (un Marocain, un Algérien et quatre Maliens) réclament la régularisation de tous les sans-papiers de Cachan et le relogement des familles.
Situation dans l'impasse
Vendredi, ils avaient estimé dans un communiqué, qu'ils étaient "victimes d'un jeu politique mal calculé qui ne respecte pas le moindre droit de l'Homme dans un pays plein des valeurs humanitaires", et exigé qu'on leur permette de vivre "dans la dignité". "Nous avons choisi la résistance pour réussir notre existence", avaient-ils écrit, en soulignant que "vivre avec dignité ou mourir en paix, c'est notre seul choix face à la brutalité de ce gouvernement".
La situation des ex-squatteurs est toujours dans l'impasse, un mois et demi après leur évacuation de l'ancien bâtiment universitaire qu'ils occupaient depuis plus de trois ans. Ils souhaitent être relogés provisoirement dans un lieu plus adapté en attendant que leur situation soit réglée. Le gouvernement a refusé de les reloger dans d'anciens locaux du Commissariat à l'Energie atomique (CEA) à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), comme le propose le maire (DVG) de la ville, Joseph Rossignol, soutenu par des élus et les ex-squatteurs eux-mêmes.
Avec agence
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