Cachan : deux grévistes de la faim hospitalisés

le 02 octobre 2006 à 10h48 , mis à jour le 02 octobre 2006 à 18h15

Selon un médecin, les deux hommes qui ont entamé une grève de la faim le 21 août sont dans un état jugé alarmant.

Les grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier.A.Ga./LCILes grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier © A.Ga./LCI

Deux des six expulsés du squat de Cachan (Val-de-Marne) qui observent une grève de la faim depuis le 21 août ont été hospitalisés lundi matin dans un état très préoccupant, selon l'un des médecins qui les suivent. "Ces deux personnes ont accepté une surveillance médicale renforcée en milieu hospitalier", a précisé le docteur Patrice Muller. Les deux hommes, âgés de 39 et 29 ans, devaient être admis dans le service des urgences médicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris.

Quant aux quatre autres grévistes de la faim installés dans un vestiaire du gymnase Belle-Image de Cachan, où sont hébergés depuis le 18 août quelque 200 ex-squatteurs, ils sont également "extrêmement déterminés" à poursuivre leur mouvement. Les grévistes (un Marocain, un Algérien et quatre Maliens) réclament la régularisation de tous les sans-papiers de Cachan et le relogement des familles.

Situation dans l'impasse

Vendredi, ils avaient estimé dans un communiqué, qu'ils étaient "victimes d'un jeu politique mal calculé qui ne respecte pas le moindre droit de l'Homme dans un pays plein des valeurs humanitaires", et exigé qu'on leur permette de vivre "dans la dignité". "Nous avons choisi la résistance pour réussir notre existence", avaient-ils écrit, en soulignant que "vivre avec dignité ou mourir en paix, c'est notre seul choix face à la brutalité de ce gouvernement".

La situation des ex-squatteurs est toujours dans l'impasse, un mois et demi après leur évacuation de l'ancien bâtiment universitaire qu'ils occupaient depuis plus de trois ans. Ils souhaitent être relogés provisoirement dans un lieu plus adapté en attendant que leur situation soit réglée. Le gouvernement a refusé de les reloger dans d'anciens locaux du Commissariat à l'Energie atomique (CEA) à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), comme le propose le maire (DVG) de la ville, Joseph Rossignol, soutenu par des élus et les ex-squatteurs eux-mêmes.

Avec agence

le 02 octobre 2006 à 10:48
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7 Commentaires

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  • Domino, le 02/10/2006 à 19h28

    Le gouvernement a trop attendu il faut renvoyer tous ces gens d'urgence chez eux, les personnes qui sont contre cela parce que les elections arrivent et que cela fait bien de faire du social a la tele et bien a eux d' acheter les billets d'avion au lieu de faire payer aux contribuables français l'installation de ces personnes sur le territoire

  • Loulou, le 02/10/2006 à 17h41

    Dommage d'en arrivé là mais pourquoi les gens du spectacle (balasko et cie) ainsi que les élus de gauche (lang et les autres) qui vont faire les beaux dans le gymnase de Cachan ne proposent pas d'héberger ches eux ces clandestins. Mais la c'est une autre histoire!!!!!!!

  • Melinda, le 02/10/2006 à 17h08

    Que de haine ou d'indifférence dans les réactions des internautes! Vous croyez que c'est donné à tout le monde de faire la grève de la faim? Essayez donc, vous ne tiendriez pas 24 heures, car vous, vous êtes à l'abri de problèmes cruciaux. Ces hommes font la grève de la faim car leur situation est tellement insupportable et inhumaine qu'ils préfèrent mourir que de rester dans cette situation. C'est ça, faire la grève de la faim, ce n'est pas faire un chantage pour satisfaire un caprice. Et vous leur répondez: "ça ne me fait ni chaud ni froid"! Voilà donc à quel point est arrivée l'humanité aujourd'hui. C'est désespérant! Je préfère être "bien pensante"' comme s'insurge l'un de vous que "mal faisante et totalement inhumaine" comme d'autres. Je ne vous souhaite jamais d'avoir à échanger votre vie contre une vie meilleure, quitte à la perdre. Merci de me publier.

  • Emaüs,, le 02/10/2006 à 16h45

    S'ils claquent, c'est leur problème. il n'avait qu'à rester chez eux. Nous avons du mal à joindre les deux bouts,les politiques ne vont encore pas se servir dans nos portefeuilles.

  • élise, le 02/10/2006 à 15h06

    On ne pas etre hors la loi et faire une grève de la faim pour que l'état de droit(droit de l'homme,respect de la dignité etc...)s'applique! Que les associations biens pensantes qui font tous les amalgames memes les plus anachroniques,rappèlent aux grévistes de la faim que tout n'est pas du au pays des droits de l'homme:un logement,une place en crèche,,une école tout celà à un cout,celà ne se réclame pas,celà se paye,chacun d'entre nous par le biais des impots directs ou indirects participe au financement.Venir illégalement sur le territoire et réclamer "son du"est impossible,illusoire et peu respectueux de la population qui vous accueille.

  • Claude, le 02/10/2006 à 11h50

    C'est vrai que c'est leur problème , si tout le monde se met à faire la grève de la faim parce qu'il n'obtient pas ce qu'il veut , il va y avoir du monde ! Ils ont eu des propositions qui ne leur conviennent pas , il veulent rester en groupe libre à eux d'en subir les conséquences ! A chacun son lot de problèmes , il ne faut pas croire que les autres n'en n'ont pas . La vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille.

  • Bob, le 02/10/2006 à 11h21

    Ca ne me fait ni chaud, ni froid !! Des solutions ont été trouvées, ils ne veulent pas les prendre... ils sont responsables de leur acte...

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