Premiers départs ds évacués de Cachan vers de nouveaux logements, samedi 7 octobre 2006 © TF1/LCIL'évacuation des ex-squatteurs du gymnase de Cachan vers de nouveaux logements s'est poursuivie ce lundi, après une journée de tension autour de la contestation des listes de bénéficiaires et des destinations. Plus compliquées que prévu, les opérations tardent à s'achever. Patrick Gaubert, président de la Licra, qui, avec SOS Racisme et France Terre d'asile, oeuvrent depuis plusieurs jours au relogement des 370 personnes hébergées dans le gymnase de Cachan depuis le 18 août, a estimé lundi matin que les lieux ne seront pas "totalement vidés avant demain (mardi) ou après-demain (mercredi)".
"Les négociations sont devenues plus difficiles, a-t-il expliqué sur France 2, les gens du gymnase veulent savoir chaque fois qui part et où". Les délégués du gymnase, "présentent des listes (de personnes à reloger, ndlr) un peu trop importantes qui ne correspondent pas à ceux qui sont réellement dans le gymnase. En discutant, on finit par redescendre de 450 à 370. Et ces 370 personnes que nous allons reloger, nous allons leur redonner une vraie vie".
Les ex-grévistes de la faim remercient ceux qui les ont soutenus
Lundi matin, peu après 11 heures, quatorze personnes - des célibataires - ont quitté le gymnase à bord d'un bus affrété par la mairie de Cachan pour gagner leur nouveau logement, un foyer Sonacotra à Boissy-Saint-Léger. La mairie avait précédemment annoncé le chiffre de 18 personnes mais quatre d'entre elles étant mariées, "il n'était pas question de les séparer". Ces quatre personnes et leurs conjoints devaient partir dans un bus suivant.
Par ailleurs, trois des quatre anciens grévistes de la faim du gymnase qui étaient hospitalisés depuis jeudi soir à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif ont remercié lundi, au cours d'une conférence de presse en présence de l'actrice Josiane Balasko et de Mgr Jacques Gaillot, "toutes les personnes qui (les) ont soutenus dans leur mouvement". Le quatrième ancien gréviste de la faim, ont-ils précisé, était retourné lundi matin au gymnase pour participer à une réunion des délégués. Deux autres grévistes de la faim avaient été hospitalisés en début de semaine dernière à Saint-Antoine à Paris.
Pour sa part, Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi matin qu'il n'accepterait "jamais de régularisation massive" des sans-papiers du gymnase. Il a, à cette occasion, salué le travail d'associations "raisonnables" comme Terre d'Asile ou la Licra "qui ont aidé à trouver une solution. Des associations comme le Dal (Droit au Logement) ont voulu faire de la politique sur le dos de malheureux", a-t-il ajouté. Des propos qui ont suscité "indignation et inquiétude" au Dal.
D'après agence
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