
Ce sont bien douze personnes et non douze familles d'ex-squatteurs du gymnase de Cachan comme annoncé initialement, qui ont refusé leur relogement durant la nuit de samedi à dimanche et ont regagné le gymnase, ont indiqué dimanche des membres de ce groupe de réfractaires.
Dans la nuit, l'un des délégués des expulsés, Issoufou Somahoro, avait indiqué que douze familles avaient refusé de descendre du bus en raison de l'éloigement du centre d'hébergement par rapport à leur lieu de travail. Il n'était pas joignable dimanche matin.
Il s'agit en réalité de sept adultes et cinq enfants qui ont refusé de s'installer au centre d'hébergement de Porcheville (Yvelines), a expliqué une femme qui faisait partie de ce groupe avec son mari et ses deux enfants.
"C'est trop loin"
"On ne savait pas où on allait, on a demandé au chauffeur dans quelle zone RATP ça se trouvait et il nous a dit que c'était hors zone", a déclaré Mme Bakayako, "Je dois reprendre le travail demain, il faut attendre le train plus d'une heure. On veut un logement près du train ou du métro pour se rendre au travail". En outre, Mme Bakayako a affirmé que dans la chambre qu'elle avait visitée elle aurait été séparée de son mari et qu'une autre famille était dans le même cas.
"Maintenant, on ne quittera pas le gymnase sans avoir visité" le lieu d'hébergement proposé, a affirmé une déléguée des femmes, Safietou Ba. "Ceux qui sont dans le gymnase ne savent pas où ils iront". Une autre déléguée des femmes, Dalla Dambaga, a affirmé que Porcheville ne figurait pas dans le protocole d'accord négocié par France Terre d'Asile, la Licra et SOS Racisme. "C'est trop loin", a-t-elle conclu.
(D'après agence)
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