Les grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier © A.Ga./LCILe ministre de l'Intérieur avait réitéré mardi ses critiques envers certaines associations, les accusant d'exploiter à des fins politiques la misère des familles de Cachan. La situation demeurant dans l'impasse, Nicolas Sarkozy a confié mercredi une mission de médiation dans l'affaire des ex-squatteurs de Cachan aux présidents de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Patrick Gaubert, et de SOS Racisme, Dominique Sopo.
Ecouter : l'interview de Patrick Gaubert, président de la Licra
Cette mission est lancée alors que, depuis un mois et demi, quelque 200 évacués occupent le gymnase d'une école de Cachan. Ils ont refusé mardi soir les dernières propositions d'hébergement temporaire faites par la préfecture. Cette réponse a été transmise à une représentante du ministère de l'Intérieur qui avait assisté vendredi soir à une réunion à la préfecture à Créteil entre les membres du "collectif des 1.000 de Cachan" et le préfet. Le délégué des évacués, Fidèle Nitiéma, a expliqué ce refus par le fait qu'"on veut ainsi nous dispatcher dans des lieux différents pour éclater le mouvement".
Interrogé sur ce dossier lors de sa conférence de presse, Dominique de Villepin a affirmé qu'il était "temps de trouver une issue rapide". "Nous avons progressé au fur et à mesure des semaines sur ce dossier extrêmement sensible mais il est temps que nous puissions définitivement régler la situation de ces hommes et de ces femmes" car "ce n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre", a déclaré le Premier ministre.
Le président de l'Amuhf (médecins urgentistes), Patrick Pelloux, a appelé mercredi les grévistes de la faim de Cachan à suspendre leur mouvement, devant les risques encourus après 43 jours, affirmant qu'il ne les laisserait "pas mourir".
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