Cachan : Sarkozy décide une médiation

le 04 octobre 2006 à 12h05 , mis à jour le 04 octobre 2006 à 14h08

Face au refus de relogement des évacués, Nicolas Sarkozy a confié mercredi une mission de médiation aux présidents de la Licra et de SOS Racisme.

Les grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier.A.Ga./LCILes grévistes de la faim dans un vestiaire du gymnase de Cachan en août dernier © A.Ga./LCI

Le ministre de l'Intérieur avait réitéré mardi ses critiques envers certaines associations, les accusant d'exploiter à des fins politiques la misère des familles de Cachan. La situation demeurant dans l'impasse, Nicolas Sarkozy a confié mercredi une mission de médiation dans l'affaire des ex-squatteurs de Cachan aux présidents de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Patrick Gaubert, et de SOS Racisme, Dominique Sopo.

Ecouter : l'interview de Patrick Gaubert, président de la Licra

Cette mission est lancée alors que, depuis un mois et demi, quelque 200 évacués occupent le gymnase d'une école de Cachan. Ils ont refusé mardi soir les dernières propositions d'hébergement temporaire faites par la préfecture. Cette réponse a été transmise à une représentante du ministère de l'Intérieur qui avait assisté vendredi soir à une réunion à la préfecture à Créteil entre les membres du "collectif des 1.000 de Cachan" et le préfet. Le délégué des évacués, Fidèle Nitiéma, a expliqué ce refus par le fait qu'"on veut ainsi nous dispatcher dans des lieux différents pour éclater le mouvement".

Interrogé sur ce dossier lors de sa conférence de presse, Dominique de Villepin a affirmé qu'il était "temps de trouver une issue rapide". "Nous avons progressé au fur et à mesure des semaines sur ce dossier extrêmement sensible mais il est temps que nous puissions définitivement régler la situation de ces hommes et de ces femmes" car "ce n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre", a déclaré le Premier ministre.

Le président de l'Amuhf (médecins urgentistes), Patrick Pelloux, a appelé mercredi les grévistes de la faim de Cachan à suspendre leur mouvement, devant les risques encourus après 43 jours, affirmant qu'il ne les laisserait "pas mourir".

le 04 octobre 2006 à 12:05
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4 Commentaires

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  • Durand, le 04/10/2006 à 15h53

    C'est vrai qu'il faut agir de façon humaine vis à vis des expulsés de Cachan. Mais doit-on les faire passer avant les nombreuses personnes qui attendent un logement depuis de nombreuses années souvent dans des conditions déplorables. Est-ce juste envers les travailleurs pauvres qui participent à la richesse de la France ? Doit-on donner une prime aux gens qui ne respectent pas les lois et bafouer les droits de ceux qui la respectent ? Pourquoi ces gens n'acceptent-ils pas les solutions de relogement proposées

  • Daniel, le 04/10/2006 à 15h23

    Pourquoi refusent-ils leur relogement ? et combien sont-ils réellement ? Un sans-papiers à déclaré à visage couvert qu'ils étaient bien plus que 200 personnes!

  • Hihihih, le 04/10/2006 à 15h20

    Mr Sarkozy,pensez vous qu'après une telle proposition vous allez recoeuillir les voix de droite?

  • Marc, le 04/10/2006 à 12h59

    Apres Cachan ,les associations de gauche,ainsi que le maire de Cachan pourrons s'occupper de nos pauvres sdf(avec papiers).

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