La cité des Mureaux dans les Yvelines © TF1/LCIUn an après les émeutes, la situation dans les banlieues reste explosive. C'est l'inquiétant constat fait par les Renseignements généraux dans un rapport cité dans Le Figaro daté de lundi. Les RG estiment que les conditions de la violence urbaine de l'année dernière existent toujours. "La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective sur une grande partie du territoire métropolitain sont toujours réunies", estime le rapport sobrement intitulé "Etat des lieux dans les quartiers sensibles".
C'est à propos de l'Ile-de-France que le rapport se montre le plus pessimiste. La note confidentielle datée du 11 octobre dernier estime en particulier que "la gestion de la commune de Clichy-sous-Bois dans les prochains jours sera un élément déterminent pour anticiper la survenance de troubles et une éventuelle contagion à d'autres secteurs". C'est dans cette ville de Seine-Saint-Denis que deux jeunes ont été électrocutés, le 27 octobre 2005, en tentant d'échapper à la police. Leur mort avait déclenché des violences urbaines dans les banlieues.
Parmi les zones les plus explosives : les Yvelines. Dans ce département de l'ouest parisien, "la plupart des indicateurs des violences urbaines sont à la hausse depuis le mois d'avril", souligne le rapport. "On note une amorce de reprise des violences urbaines après l'accalmie estivale", ajoute le rapport, qui évoque la possibilité de débordements "non plus spontanés, mais structurés, conduisant à s'en prendre (...) à l'un des derniers représentants institutionnels encore présents dans certains secteurs : la police". Dernier exemple en date dimanche à Grigny dans l'Essonne quand des policiers ont été pris à partie par une dizaine de jeunes et où un bus et trois voitures ont été brûlés, sans faire de blessés.
(D'après agence)
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