La cité des Mureaux dans les Yvelines © TF1/LCILe président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Hervé Bramy (PCF), a annoncé mardi avoir envoyé à Jacques Chirac une nouvelle lettre ouverte, signée de divers élus du département, y compris de la majorité. Lettre qui déplore "l'absence de réponses et de décisions concrètes" en Seine-Saint-Denis, un an après le déclenchement des violences urbaines dans ce département. Cette nouvelle missive, envoyée il y a quelques jours au chef de l'Etat, sera distribuée vendredi dans les gares et lieux de passage de la Seine-Saint-Denis.
Avec les élus de la majorité, Hervé Bramy réclame un "plan d'urgence", et la réunion préalable d'une conférence départementale "présidée par les plus hautes autorités de l'Etat", énumérant les moyens nécessaires, selon lui, dans des secteurs comme le transport, la justice et le logement.
20.000 "doléances" de citoyens
"Il y a un an maintenant, une secousse de colère spontanée s'est propagée dans la plupart des quartiers populaires, en Seine-Saint-Denis et un peu partout en France", écrit Hervé Bramy, rappelant qu'il avait déjà interpellé en février le président de la République lors d'un précédent courrier signé de nombreux élus et représentants associatifs. A la suite de ce premier cri d'alarme, les élus avaient été reçus dans plusieurs ministères. Mais aujourd'hui, affirme cette lettre ouverte, "la déchirure de la solidarité nationale reste une plaie vive".
Pour sa part, le collectif AC le feu (Association collectif liberté égalité fraternité ensemble et unie), fondé à Clichy-sous-Bois en novembre 2005 en réaction aux violences urbaines, attend ce mercredi à Paris plusieurs milliers de personnes pour porter à l'Assemblée nationale les 20.000 "doléances" de citoyens récoltées par ses membres dans 120 villes de France. Les Verts participeront à la manifestation.
Alors que le gouvernement est ainsi interpellé, Jean-Christophe Lagarde, maire UDF de Drancy, prend le contrepied de ces divers appels alarmistes : il a mis en cause lundi "la fébrilité de l'anniversaire" des émeutes de 2005, redoutant que certains responsables politiques ne "se frottent les mains" d'éventuelles nouvelles violences.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




