Les familles réclament une solution d'hébergement © TF1Elles ont passé la nuit en pleine air sur des lits de camps avec leur cinquantaine d'enfants. Après être restées plusieurs heures devant la mairie de Toulouse, les 23 familles de sans-papiers occupaient mardi un bâtiment municipal voisin. Le groupe composé d'environ 200 personnes a pu pénétrer sans effraction dans l'immeuble. Les 23 familles ont immédiatement introduit des matelas et des couvertures qu'elles ont déposé sur le sol à tous les étages. Le collectif inter-associations qui les soutient a appelé à une manifestation en leur faveur mardi soir.
Le maire de Toulouse a demandé mardi au préfet de les évacuer. "Cette situation est inacceptable. Je demande au préfet de prendre les mesures nécessaires pour faire évacuer dans les plus brefs délais ces locaux afin d'y rétablir les activités de services publics qui s'y déroulent habituellement", a déclaré Jean-Luc Moudenc.
Principalement originaire d'Europe de l'Est, ces familles, qui se disent dans l'attente d'une régularisation de leur situation, étaient logées depuis le mois de juin aux frais de l'Etat dans un hôtel toulousain. Elles ont dû quitter les lieux lundi car le financement par les collectivités locales était arrivé à échéance. Selon les associations, la majorité des enfants sont scolarisés normalement dans des établissements de Toulouse.
"Une situation sidérante, scandaleuse"
Ces sans-papiers sont soutenus par un Collectif inter associations regroupant notamment le Réseau éducation sans frontières la Croix Rouge et le Secours Catholique. "Nous ne faisons qu'appliquer un principe d'éthique, que personne ne soit à la rue", a expliqué François Simon, élu municipal Alternatif, présent sur place. Et de dénoncer "16 heures de silence absolu de la part de la mairie". "Mais la cible c'est l'Etat, car le ministère des Affaires sociales a demandé au préfet de Haute-Garonne de trouver une solution mais celui-ci ne fait rien pour reloger ces gens car il attend les ordres de Nicolas Sarkozy", a-t-il expliqué.
La préfecture de Haute-Garonne a indiqué lundi soir que "ces familles avaient vocation à quitter le territoire" et qu'elles pouvaient bénéficier d'un important dispositif financier d'aide au retour dans leur pays d'origine.
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