Les 22 familles de Toulouse obtiennent un relogement

le 17 octobre 2006 à 20h47 , mis à jour le 17 octobre 2006 à 20h56

Originaires d'Europe de l'Est, elles occupaient depuis mardi matin des locaux municipaux à Toulouse, après une nuit à la belle étoile.

Les familles réclament une solution d'hébergement. TF1Les familles réclament une solution d'hébergement © TF1

A la rue depuis lundi, une centaine de sans-papiers, qui occupaient mardi des locaux municipaux à Toulouse après une nuit à la belle étoile, ont obtenu d'être relogés dans des hôtels. Après une journée de négociations avec les associations de soutien des sans-papiers, la préfecture de Haute-Garonne a décidé que les vingt-deux familles en situation irrégulière seraient "hébergées dans un dispositif hôtelier financé par l'Etat jusqu'au début de la période hivernale (novembre)".

La mesure a été appliquée immédiatement et les 90 sans-papiers, dont la moitié d'enfants, étaient en cours de relogement dans la soirée de mardi. Dans l'après-midi, un élu municipal, François Simon (gauche alternative) avait annoncé un accord pour le relogement des sans-papiers et ajouté que le préfet avait promis de réexaminer leur situation au cas par cas.

Principalement originaires d'Europe de l'Est, ces sans-papiers avaient dû quitter lundi matin les hôtels où ils étaient logés, le financement assuré depuis fin août par les collectivités locales étant arrivé à échéance. Après avoir passé la nuit à la belle étoile sur des lits de camp place du Capitole, face à la mairie, en compagnie de militants d'un collectif d'associations, ils avaient occupé vers 6h00 un immeuble de trois étages, abritant les services techniques du Crédit municipal et des bureaux d'élus. L'unique conseiller municipal Vert de Toulouse, Pierre Labeyrie, a expliqué avoir ouvert aux sans-papiers avec sa propre clef l'immeuble situé rue des Lois, à quelques centaines de mètres du Capitole.

"A titre humanitaire"

Le maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc avait alors demandé au préfet de "prendre les mesures nécessaires pour faire évacuer dans les plus brefs délais" l'immeuble occupé. "L'hébergement des personnes en situation irrégulière ainsi que leur éventuelle reconduite à la frontière relèvent de la seule responsabilité de l'Etat", avait-il fait savoir dans un communiqué. Le secrétaire fédéral du PS pour la Haute-Garonne, Kader Arif, avait dénoncé "la volonté du gouvernement de jouer le pourrissement, comme à Cachan", dans le Val-de-Marne, où quelque 370 sans-papiers africains ont récemment occupé un gymnase pendant deux mois avant de se voir proposer des relogements.

Des responsables du collectif d'associations soutenant les sans-papiers avaient de leur côté dénoncé le silence de l'Etat et de la mairie, affirmant qu'"aucun de leur représentant ne s'est déplacé, ne serait-ce que pour voir ce qui se passe". La Défenseure des enfants Dominique Versini avait jugé qu'il n'était "pas admissible" que des enfants "campent" en plein air, demandant aux autorités "qu'une solution soit trouvée à titre humanitaire en urgence absolue".

Présent pendant leur nuit à la belle étoile et lors de l'occupation de l'immeuble où il a d'ailleurs son bureau d'élu, François Simon a rappelé que plusieurs de ces familles étaient originaires de Roumanie et de Bulgarie. "Ils seront officiellement Européens le 1er janvier 2007 avec un droit de libre circulation. A deux mois et demi de cette européanité, pourquoi les jeter à la rue et les renvoyer chez eux?", s'est-il interrogé.

D'après agence

le 17 octobre 2006 à 20:47
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Raphael, le 18/10/2006 à 12h06

    Ca va mal, je sens qu?on va arriver à quelque chose de très grave en France et ça ne tardera pas.

  • Philippe, le 18/10/2006 à 11h27

    J'ai honte pour les milliers de Français honnêtes, qui travaillent, payent leurs impots et construisent l'économie de la France et qui sont sur des listes d'attente depuis des années pour avoir un logement décent. Ces gens sont en France illégalement, DEHORS.

  • Mar, le 18/10/2006 à 11h11

    Ah oui ils vont devenir EUROPEEEN, et bien je regrette vraiment pas d'avoir voté NON à l'europe!!!!!!!!

  • Marre, le 18/10/2006 à 09h10

    Et voilà encore une fois le gentil contribuable français va payer la note. C'est tellement facile...

  • Mathilde, le 18/10/2006 à 09h10

    Scandaleux,les milliers de Bulgares et Roumains qui entrent actuellement sur le territoire français seront citoyens européens le 1er janvier prochain:en s'installant ainsi sous l'oeil des caméras ils obtiennent un logement AVANT tous les français qui en demandent un sans revendiquer depuis des années.Et l'on se demande encore quel sera le score de Le Pen en mars prochain?Ce sont les associations qui soutiennent ces illégaux sur le deniers publics qui font campagne pour lui!!!!Marre marre marre.Que la France s'occupe de ses vieux SDF et non de toute la misère du monde.

  • Vastre, le 18/10/2006 à 06h00

    "Ils seront officiellement Européens le 1er janvier 2007 avec un droit de libre circulation." Je suis moi-même européen et j'ai le droit de libre circulation en Europe. Mais je suis tenu de montrer mes papiers d'identité aux frontières (aéroports notamment). ET parfois, la CNI ne suffit pas : pour la Norvège, il faut un passeport. On ne peut circuler en Europe sans papiers.

  • Delphine, le 17/10/2006 à 22h55

    Financés par l'état,donc par nous,nos impôts!!!C'est une honte!Dire que des familles françaises qui travaillent n'ont droit à rien car elles ont un revenu & sont malgré cela sans domicile fixe mais ça apparement c'est moins grave...

  • Pas de place, le 17/10/2006 à 22h23

    Ces gens sont snas papiers ? désolé, mais ils n'ont rien à faire en france. Les vacances sont finies, ils doivent rentrer chez eux. Ce sont des réfugiés économiques, rien d'autre

Lire tous les commentaires

      logAudience