Fin de partie à Cachan

le 11 octobre 2006 à 07h50 , mis à jour le 11 octobre 2006 à 08h12

Pour le ministère de l'Intérieur, l'opération de relogement est achevée, mais quelques dizaines d'irréductibles ont passé la nuit dans le gymnase.

Dans le gymnase de Cachan LCI-TF1Dans le gymnase de Cachan © LCI-TF1

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué mardi soir que "la totalité des squatteurs se sont vu proposer un hébergement provisoire". Pour le ministère donc, l'opération de relogement des ex-squatteurs de Cachan est terminée. Mais dans les faits, l'évacuation totale du gymnase n'a finalement pas pu être achevée, et une trentaine de personnes ont passé une nouvelle nuit sur place. Il s'agissait majoritairement de célibataires, mais aussi de quelques femmes avec des enfants. Leur situation devait être examinée mercredi, a précisé Nasser Ramdane, président de SOS-Racisme en Ile-de-France.

Pendant toute la soirée et le début de la nuit, le maire socialiste de la ville, Jean-Yves Le Bouillonnec, a parlementé avec les derniers occupants du gymnase pour convaincre ceux d'entre eux refusant les hébergements qui leur avaient été proposés de les rejoindre. Un groupe de 18 personnes a ainsi finalement accepté vers 1h30 de retourner à Grigny, dans l'Essonne, d'où ils étaient revenus. Auparavant, un autre groupe d'une trentaine de personnes, dont de nombreux enfants, - sans proposition d'hébergement jusqu'alors - avait été conduit à Boissy-saint-Léger, dans le Val-de-Marne, dans un ancien bâtiment de la gendarmerie mis à disposition par le conseil général.

 "On gère ceux qui sont encore là"

France Terre d'asile "a déjà hébergé plus de 400 personnes, soit au-delà du protocole d'accord", qui prévoyait 370 places, a fait valoir Jean-Yves Le Bouillonnec. "On gère ceux qui sont encore là", a-t-il ajouté. Pierre Henry, directeur de France Terre d'Asile, a estimé pour sa part que la mission des associations chargées d'une médiation était respectée "à quelques unités près".

Cette opération d'évacuation entamée samedi, au lendemain de la signature d'un accord prévoyant l'hébergement de 370 personnes et le ré-examen au cas par cas des dossiers des sans-papiers, s'était poursuivie mardi dans la confusion, par à-coups. Mardi soir, les accès au gymnase, où toutes les installations - "stand" restauration, tentes...- avaient été démontées et la majeure partie des matelas emmenée, étaient sévèrement contrôlés par les services de la ville pour éviter que des gens y pénètrent.

D'après agence

le 11 octobre 2006 à 07:50
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6 Commentaires

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  • Jacques, le 11/10/2006 à 11h39

    J'ai mon voisin, soudeur, qui effectue tous les jours 100 kms le matin 100kms le soir au retour pour son travail été comme hiver. Et ces personnes réclament à être logés à côte de leur travial. De qui se moque-t-on?????

  • Olivier, le 11/10/2006 à 10h49

    C'est affligeant. Venez à Rennes voir les étudiants au camping municipal. Ils sont dans des tentes car ils n'ont pas de chambres en cité universitaire. Quand les températures baissent, ils ne peuvent pas réviser. Par contre, si vous êtes sans papier et que vous faites la grêve de la faim, on vous trouve un logement, pas trop loin de votre travail (qui d'ailleur ne devrait pas exister car vous êtes un clandestin) et vous passez à la télévision. En France, il vaut mieux être sans papier et crier sa haine que étudiant et grelotter de froid. Rendez-vous en 2007.

  • Bidou, le 11/10/2006 à 10h29

    C'est au maire accueillant de Cachan de se débrouiller avec les irréductibles. Il peut éventuellement les loger chez lui.

  • GUY, le 11/10/2006 à 10h01

    Une opération commencée le 7/10 qui se termine le 11/10, tout cela pour des sans papiers, c'est à dire des clandestins. Lorsque l'on pense que certaines personnes en situation régulière et travaillant ne trouvent pas à se loger, on a l'impression que la France marche de plus en plus sur la tête. On se demande combien de temps encore cette situation doit durer avant que l'on comprenne que l'on fait le jeu de J.M. Le Pen.

  • Marie, le 11/10/2006 à 09h15

    370 lors de l'accord,400 à présent.L'angélisme des associations va etre rudement mis à mal:les personnes qui cherchent à faire parti des relogés en tentant de prendre la place des squatteurs ou qui demandent un logement à coté de leur "travail" détruisent l'image de victime des squatteurs et les transforment en ignobles profiteurs qui ont des prétentions démesurées par rapport au conditions de vie de la majorité des franciliens.CES associations sont vraiment irrésponsables:qu'elles se dépatouillent à présent.

  • Hamon, le 11/10/2006 à 08h42

    Désolée pour cette population étrangère, mais on leur donne un logement et pas encore satisfait, alors que nos propres citoyens n'arrivent pas à se loger car ils ne trouvent rien comme les jeunes qui n'ont qu'un salaire. Que les associations arrêtent de mettre des bâtons dans les roues à ce qui est fait, et les personnes mécontentes n'ont qu'à repartir dans leur pays et ils verront bien si la vie est aussi facile qu'en France.

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