Dans le gymnase de Cachan © LCI-TF1Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué mardi soir que "la totalité des squatteurs se sont vu proposer un hébergement provisoire". Pour le ministère donc, l'opération de relogement des ex-squatteurs de Cachan est terminée. Mais dans les faits, l'évacuation totale du gymnase n'a finalement pas pu être achevée, et une trentaine de personnes ont passé une nouvelle nuit sur place. Il s'agissait majoritairement de célibataires, mais aussi de quelques femmes avec des enfants. Leur situation devait être examinée mercredi, a précisé Nasser Ramdane, président de SOS-Racisme en Ile-de-France.
Pendant toute la soirée et le début de la nuit, le maire socialiste de la ville, Jean-Yves Le Bouillonnec, a parlementé avec les derniers occupants du gymnase pour convaincre ceux d'entre eux refusant les hébergements qui leur avaient été proposés de les rejoindre. Un groupe de 18 personnes a ainsi finalement accepté vers 1h30 de retourner à Grigny, dans l'Essonne, d'où ils étaient revenus. Auparavant, un autre groupe d'une trentaine de personnes, dont de nombreux enfants, - sans proposition d'hébergement jusqu'alors - avait été conduit à Boissy-saint-Léger, dans le Val-de-Marne, dans un ancien bâtiment de la gendarmerie mis à disposition par le conseil général.
"On gère ceux qui sont encore là"
France Terre d'asile "a déjà hébergé plus de 400 personnes, soit au-delà du protocole d'accord", qui prévoyait 370 places, a fait valoir Jean-Yves Le Bouillonnec. "On gère ceux qui sont encore là", a-t-il ajouté. Pierre Henry, directeur de France Terre d'Asile, a estimé pour sa part que la mission des associations chargées d'une médiation était respectée "à quelques unités près".
Cette opération d'évacuation entamée samedi, au lendemain de la signature d'un accord prévoyant l'hébergement de 370 personnes et le ré-examen au cas par cas des dossiers des sans-papiers, s'était poursuivie mardi dans la confusion, par à-coups. Mardi soir, les accès au gymnase, où toutes les installations - "stand" restauration, tentes...- avaient été démontées et la majeure partie des matelas emmenée, étaient sévèrement contrôlés par les services de la ville pour éviter que des gens y pénètrent.
D'après agence
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