Une femme s'est réfugiées dans les toilettes deu gymnase de Cachan peu avant la condamanation totale des issues, jeudi 12 octobre 2006 © LCI-TF1La dernière porte d'accès au gymnase de Cachan dans le Val-de-Marne a été soudée dans la nuit de mercredi à jeudi par les services de la ville après le départ des derniers occupants. Il était une heure et quart et Fidèle Nitiéma, délégué des ex-squatteurs du bâtiment du Crous de Cachan, évacué par la police le 17 août, venait de quitter les lieux, dernier à franchir le portail.
La soirée avait encore été marquée par quelques rebondissements. A 22h30, le député-maire socialiste de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec, annonce la "libération du gymnase", où étaient hébergés depuis le 18 août plus de 200 ex-squatteurs. L'élu se se félicite d'être parvenu à "l'objectif d'une évacuation sans violence". Un autocar transportant les derniers occupants du gymnase est en route vers un hôtel à Roissy-en-France. Et pourtant, Le gymnase n'est pas tout à fait désert...
Une femme, paniquée à l'idée d'être arrêtée par la police, s'est enfermée dans les toilettes, en proie à une crise d'angoisse. Après une demi-heure de discussions, la femme se laisse convaincre. Il est une heure du matin. Les portes sont soudées.
Engagée samedi, après la signature la nuit précédente d'un protocole d'accord portant sur le relogement temporaire des expulsés et le réexamen au cas par cas des dossiers des sans-papiers, l'évacuation du gymnase était initialement attendue mardi soir. Selon la mairie, la salle, où aucune dégradation n'a été constatée, devrait être rendue le plus rapidement possible à ses utilisateurs habituels.
Expulsion d'un squat dans le IIe |
| La police a expulsé jeudi matin deux familles de squatteurs d'un immeuble du IIème arrondissement, rue Saint-Marc, au coeur de Paris. "Ca sent l'opération de représailles", après la fin de l'occupation du gymnase de Cachan (Val-de-Marne) par des squatteurs, a estimé le porte-parole du DAL (Droit au logement), affirmant que la plupart des familles résidant auparavant au 21 rue Saint-Marc, un immeuble privé, avaient été relogées par la Mairie de Paris et que "le processus touchait à sa fin". Il a déploré que la préfecture de police "ait choisi la force". Selon lui, ces deux familles devaient être relogées "dans un immeuble en cours d'achèvement" et refusent de partir vers l'hébergement d'urgence, en hôtel, qui leur est proposé. |
D'après agence
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