S'orienter plus tôt pour limiter l'échec ?

le 24 octobre 2006 à 18h18 , mis à jour le 25 octobre 2006 à 16h12

Le rapport Université-Emploi affirme qu'il ne doit pas y avoir de sélection à l'entrée de l'université mais "une orientation active" dès le lycée.

amphi facImage d'archives/TF1 © Image d'archives/TF1

Le rapport Université-Emploi, remis mardi au Premier ministre, affirme qu'il ne doit pas y avoir de sélection à l'entrée de l'université mais "une orientation active" dès le lycée. La commission du débat national Université-Emploi, chargée en avril, juste après la crise du contrat première embauche (CPE), de rédiger ce document, préconise "une nouvelle dynamique" pour rapprocher l'université du monde de l'emploi.

La proposition essentielle vise à établir une "séquence d'orientation" de plus d'un an, allant du mois d'octobre de l'année scolaire du baccalauréat jusqu'au mois de février de la première année universitaire. Partant du constat que le taux d'échec pour les bacheliers entrés dans le supérieur est trop élevé (20%, soit 80.000 jeunes, quittent l'enseignement supérieur sans diplôme) et qu'un tiers des inscrits en première année d'université redouble, la commission recommande que chaque élève de terminale constitue, en février, "un dossier unique d'accès à l'enseignement supérieur". Ce dossier aura vocation d'"exprimer les choix post-bac" de l'élève auxquels répondra l'"avis" d'une "commission ad hoc" ou d'"un conseil de classe élargi" à la fin du second trimestre.

Dominique de Villepin a proposé mardi des mesures pour rapprocher l'université du monde du travail et favoriser ainsi l'insertion des jeunes, en reprenant les conclusions de la commission du débat national Université-Emploi. Bruno Julliard, président de l'Unef et l'une des figures emblématiques du conflit du CPE, s'est aussitôt dit "déçu" par ces mesures.

le 24 octobre 2006 à 18:18
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Alain, le 25/10/2006 à 10h06

    Vraiment je ne comprends pas : pourquoi tout ce blablabla ? Et pourquoi faire compliqué ? Simplement, il y a d'un côté les possibilités données par le marché du travail donc les débouchés suivant les secteurs qui ont besoin de salariés et de l'autre côté le jeune élève avec ses possibilités intellectuelles et manuelles qui se sent attiré par une activité future. Même si je n'ai aucune compétence^pour le faire, il me semble qu'à partir de ces deux constations, il est possible de bâtir un projet cohérent et qui rendra service à notre jeunesse. Mais il faudra peut-être laisser au vestiaire les idéologies et les démagogies de la pensée unique ......!!

  • Isabelle, le 25/10/2006 à 10h04

    A Philipe de Montbard: et combien d'entre nous a 18 ans n'ont aucune idee de ce qu'ils souhaitent faire dans la vie et continuent de monter les echelons de l'universite jusqu'a ce que lumiere se fasse? Tout le monde n'a pas, malheureusement, la chance de se connaitre si tot. A 18 ans, on se decouvre encore. A cet age la, je souhaitais etre infirmiere. Maintenant je suis docteur en chimie et je ne regrette pas l'hopital. Comme quoi, tout le monde n'est pas pres a etre oriente si tot. En toute honnetete, combien d'entre nous peuvent pretendre avoir l'emploi dont ils revaient a 18 ans (a part, peut-etre, ceux qui ont termine l'ecole a 16 ans et sont rentres dans la vie active)?

  • Thomas, le 24/10/2006 à 23h20

    Remplacez 'orientation' par 'sélection' au lieu de faire passer dans la classe supérieure de manière automatique, et les étudiants ainsi que les profs seront obligés de se remettre en question.

  • Marie, le 24/10/2006 à 22h35

    Ce n'est pas orienter plus tôt, qu'il faut, c'est orienter MIEUX. J'ai perdu deux ans parce qu'on m'a orientée vers la mauvaise filière en me mentant sur les possibilités qui s'offraient à moi (eh oui, ça existe) : un an pour rien, et une autre année foutue en l'air parce que j'avais perdu confiance en moi et en l'université. S'ils arrêtaient de cacher la réalité des choses (filières qui ne mènent nulle part, etc) et s'ils orientaient mieux les gens en faisant en sorte de répondre à la demande de l'élève sans le décourager et sans essayer de le faire aller là où ils pensent qu'il y a de la demande, ça serait déjà pas mal. Ce n'est visiblement pas un problème actuel. Ma mère me racontait souvent que, quand elle était enfant, il y avait un garçon qui voulait devenir menuisier et que l'institutrice s'était moquée de lui quand il l'avait dit. Pourtant il n'y a rien d'honteux à vouloir faire quelque chose de ses mains. D'autant que c'est un beau métier, je trouve. Merci de me publier, pour une fois.

  • Philippe, le 24/10/2006 à 22h05

    Non le CIO n'est pas "l'organisme responsable de cette orientation", c'est juste un organisme d'information et de conseil (qui mériterait sans doute un gros dépoussiérage). On n'oriente encore pas de force les lycéens français. Maintenant la question est de savoir s'il est bon d'envoyer tant de gens en post-bac pour qu'ils s'y cassent les dents. Je suis plutôt pour une orientation intelligente au lycée. Combien d'entre nous ont passé un bac général (par exemple) sans même savoir où ils mettraient les pieds après celui-ci.

  • Paul C., le 24/10/2006 à 21h07

    Encore une mesure pour retenir nos jeunes dans une boîte bien fermée:encore et toujours, l'enseignement national prépare nos jeunes pour les (grosses)entreprises au lieu de les exercer à exprimer et devellopper leurs potentialités. Et c'est quand qu'on rapprochera "le monde du travail de l'université"?

  • Tatayoyo, le 24/10/2006 à 20h25

    Comme personne n'a compris ce que veut dire orientation: choix, initiation, découverte, etc, on n'a pas fini de savoir de quoi on cause. Et les gosses sans objectifs continueront à s'entasser dans les mémes bouchons et à buller dans la strastosphére éducative.

  • Geronimo, le 24/10/2006 à 19h36

    C'est ça qu'on appelle orientation?. Chercher à résoudre le probléme de l'échec universitaire la premiére année?. un rapport de plus pour la poubelle.

  • Jérémy, le 24/10/2006 à 18h58

    S'orienter encore plus tot...à 17ans? à 16ans? quelle aberration !

  • Vastre, le 24/10/2006 à 18h53

    Effectivement, l'orientation précoce favorise l'insertion. Le problème, pour un jeune, est de savoir ce qu'il peut faire et comment il peut y arriver. Je crois qu'on appelle l'organisme responsable de cette orientation le CIO mais je n'ai jamais vu l'efficacité de ce machin !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience