Archives/TF1-LCI © TF1-LCILeur "ras-le-bol" a été écouté. Les syndicats de police ont été reçus mardi au ministère de l'Intérieur après l'agression la semaine dernière d'un officier de la Brigade anti-criminalité à Epinay. Le jeune homme de 30 ans avait été pris à partie par des jeunes de la cité d'Orgemont. Pendant deux heures, les responsables syndicaux ont témoigné de leur quotidien et de leur exaspération face aux violences dans les banlieues. Pour les écouter Claude Guéant, le directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur et Michel Gaudin, le directeur de la police nationale (DGPN) et... Nicolas Sarkozy dont la présence n'était pas prévue. Un peu plus tard à l'Assemblée, le numéro 2 du gouvernement a précisé que 2890 policiers avaient été "blessés en opération depuis le 1er janvier".
Une conférence nationale
Synergie-officiers et Alliance, qui "défendent l'idée qu'aucun quartier ne doit être abandonné", ont proposé différentes mesures pour faire face aux agressions contre les forces de l'ordre dans les quartiers sensibles. Parmi elles : "le renforcement des équipes dans les zones sensibles par des CRS ou des policiers de Paris intra-muros, une évaluation des matériels de protection des fonctionnaires, une conférence nationale avec tous les acteurs sociaux des quartiers dits sensibles"... Les deux syndicats demandent que soit prise "dans les meilleurs délais" une mesure législative imposant une peine "plancher" pour tout agresseur de policier ou autre dépositaire de l'autorité publique. Leur "ras-le-bol" a été écouté mais reste à savoir si leurs propositions seront entendues.
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