Un SDF sur trois a un travail

le 27 octobre 2006 à 10h51 , mis à jour le 27 octobre 2006 à 11h04

Une enquête de l'Insee dresse le portrait des sans-domicile et casse quelques idées reçues.

TF1/LCI : Sans domicile fixeSans domicile fixe © TF1/LCI

Les sans-domicile "ne constituent pas un monde coupé de la société" et près d'un tiers ont un travail, majoritairement comme ouvrier ou employé sans qualification, selon une vaste enquête de l'Insee publiée jeudi. Cette enquête fait aussi ressortir que 800.000 personnes ont dû séjourner au moins une fois dans la rue ou dans un centre. A noter que la définition retenue pour les sans-domicile est une personne ayant, la nuit précédente, eu recours à un service d'hébergement ou ayant dormi dans un lieu non prévu pour l'habitation, ce qui représente un groupe plus large que les seuls sans-abri.

Dans la préface de cette étude, Marie-Thérèse Join-Lambert, ancienne présidente de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, note que la population des sans-domicile est plutôt masculine et jeune. Cécile Brousse, un des auteurs, souligne que la moitié occupe un lieu privé (cave, usine, voiture, cage d'escalier) et l'autre moitié se réfugie dans l'espace public (métro, gare, centre commercial) ou ouvert (rue, jardin public). On compte chez les SDF quatre fois plus d'étrangers que dans le reste de la population, dont un dixième de non francophones, près d'un tiers de jeunes adultes de 18 à 29 ans (un quart dans l'ensemble de la population), des femmes jeunes (égalité hommes-femmes chez les 18-24 ans) et des personnes accompagnées d'un ou plusieurs enfants (un quart).

Une majorité de solitaires sans enfant

Les personnes seules et sans enfant représentent 70% de la catégorie des sans-domicile (à peine 22 % pour la population en logement ordinaire). Cette situation est encore plus marquée chez les hommes : 30% n'a jamais vécu en couple (4% dans le reste de la population). La moitié n'a aucun diplôme, 40% sont chômeurs et 3% inactifs. Parmi les femmes, la moitié sont mères de jeunes enfants. Une comparaison avec des personnes hébergées dans des logements inconfortables ou précaires montre que les sans-domicile constituent un cas extrême d'un problème plus général, souligne Cécile Brousse.

Jean-Marie Firdion, autre auteur, relève que les personnes ayant été placées en foyer dans leur jeunesse sont largement sur-représentées (23% contre 2% dans le reste de la population). François Back, Stéphane Legleye et Stanislas Spilka affirment que l'alcool n'est pas toujours aussi présent dans les parcours de ces personnes que l'imaginaire collectif ne le représente. Cependant, la proportion de personnes semblant présenter d'importants risques d'usage nocif ou de dépendance à l'alcool apparaît nettement plus élevé chez les sans-domicile que dans le reste de la population, en particulier parmi les situations sociales les plus difficiles.

D'après agence

le 27 octobre 2006 à 10:51
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7 Commentaires

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  • Roucoucou, le 27/10/2006 à 16h14

    A marcel il y a de nombreuses femmes avec enfants et divorcées ayant subi la violence conjugale qui se trouve dans la rue..Leurs conjoints n'ont pas voulues qu'elles travaillent et se retrouvent sans rien..Merci de me passer,en plus c'est cette catégorie là qui est la plus pauvre mais on en parle pas...Merci de ma passer????

  • Roméro, le 27/10/2006 à 15h14

    Je serais également curieux de savoir combien de personnes dorment dans leur voiture ou camion. Parce qu'ils travaillent loin de chez eux, ils n'ont pas les moyens de payer un deuxième loyer.

  • JP85600, le 27/10/2006 à 14h04

    33% des SDF travaillent, chercher l'erreur, je pense qu'il y a plusieurs causes : Loyers trops chers (a qui la faute ?) Coût de la vie trop elevé (a qui la faute ?) Employée & ouvriers sous payés (a qui la fautes ?)...... D'autres part : Le marché de l'immobilier en hausse (Qui en profite ?) Le marché du camping- car florissant (qui en profite ?) Les marges des entreprises de plus en plus importantes (qui en profite ?) Des délocalisations massives (qui en profite ? voir peut-être point au dessus). Arretons ce ne sont pas spécialement les etrangers qui pertubent notre système, mais une classe qui veut le maximunm de profit au détriment du reste de la population ..... A méditer par les futeurs candidats au poste de chef de l'état en 2007 ....

  • Dan, le 27/10/2006 à 13h13

    C?est bizarre on n?entend pas les vedettes les associations venir soutenir les SDF comme elles l?ont fait lors des manifestations en faveurs des squatters de Cachan ou pour les sans papier. Ils auraient aussi le droit au parrainage républicain pour leur venir en aide.

  • Marcel, le 27/10/2006 à 12h57

    On ne dit pas dans cet article que de nombreux SDF sont dans la rue suite a un divorce

  • Emmanuelle, le 27/10/2006 à 11h53

    C'est beau de s'occuper des sans papiers, qui travaillent au "noir" et qui sont logés au frais de la princesse. Mais nos SDF à nous...

  • Daniel, le 27/10/2006 à 11h38

    Une question a tous les politiques ? qu'allez vous faire pour ces pauvres sdf ? surtout pour ceux qui ont un travail mais qu'ils ne peuvent pas se payer un loyer a cause de la flambée des prix de l'immobilier..alors arretez l'immigration et attaquez vous a ce probleme...merci

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