La trêve dans la guerre des méthodes de lecture

le 31 octobre 2006 à 08h27 , mis à jour le 31 octobre 2006 à 09h53

Gilles de Robien adresse un double geste d'apaisement à ses détracteurs pour désamorcer la polémique.

école rentrée parents élèves © TF1/LCI

Après plusieurs semaines de polémique et d'incompréhension au sujet des nouvelles directives concernant l'enseignement de la lecture, Gilles de Robien, le ministre de l'Education nationale, a adressé un double geste d'apaisement en direction de ses détracteurs. Dans un communiqué publié lundi, il affirme avoir "pris acte (des) regrets" et "pris note de l'affirmation de (la) loyauté" exprimés par Pierre Frackowiak, l'inspecteur de l'Education nationale menacé de sanction après une interview à propos des nouvelles directives sur la lecture.

"Je l'interprète comme un geste d'apaisement à mon égard", a déclaré Pierre Frackowiak qui espère que cela engagerait l'abandon de la procédure disciplinaire ouverte il y a une quinzaine de jours à son encontre. Le représentant du principal syndicat d'inspecteurs, (le Sien-Unsa) a rappelé que, dans cette interview-débat, il ne s'adressait "pas au ministre" mais à son contradicteur, un enseignant connu pour ses positions conservatrices.

Réintégré aux séminaires

Deuxième geste de la part du ministre de l'Education nationale : convier de nouveau Roland Goigoux à deux séminaires de formation des cadres. Cet universitaire spécialiste de la lecture, écarté il y a un mois de la formation des cadres de l'Education nationale, a publié à la rentrée un livre dans lequel il décortique les programmes incluant les nouvelles directives ministérielles. Il y assure que ceux-ci autorisent la pluralité des approches dans l'enseignement de la lecture.

Le 27 septembre, Gilles de Robien avait estimé que la participation de Roland Goigoux à la formation de cadres revenait à ce qu'un "moniteur d'auto-école se comporte comme un chauffard dans une auto-école". "Je suis content qu'on m'ait rendu mon permis de conduire sans points à racheter", a déclaré l'universitaire.

Restaurer un climat de confiance

Gilles Moindrot, secrétaire général du principal syndicat du primaire (SNUipp-FSU), souhaite que le ministre "aille plus loin et abandonne toute tentative de sanction contre Pierre Frackowiak" afin de revenir "de manière plus générale à un climat de confiance entre les enseignants et les parents". L'entourage de Gilles de Robien assure pour sa part qu'"il n'y a strictement aucun recul", rappelant que "le ministre s'assure que les cadres de l'Education nationale appliquent bien la circulaire et l'arrêté et se réserve la possibilité de sanctionner toute personne qui ne les n'appliquerait pas".

(D'après agence)

le 31 octobre 2006 à 08:27
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5 Commentaires

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  • Arkane, le 31/10/2006 à 14h16

    Il existe dans l'éducation nationale un contrat encore plus précaire que le CPE c'est le CDD reconductible à l'infinie grâce auquel les rectorats peuvent (en tant que prof),nous embaucher nous débaucher selon leur désir et en complète opposition avec le droit du travail français .Dans les faits , la période d'essaie peut durer une vie .Pour ma part j'ai fait 3 vacations de 200h chacune (c'est le maximum légal dans une année) .Ensuite j'ai enchaîné 5 contrats de 1 an chacun (CDDs). Ils vous diront que je n'ai qu'a passer le concours. Pour cela il faudrait une formation et surtout que le concours soit ouvert ; dans ma discipline (éducation musicale) le concours interne (concours réservé aux non-titulaires exerçant depuis 3 ans) est fermé depuis 2 ans alors que l'externe (pour les universitaires sans expérience) est ouvert . J'accuse les rectorats et l'éducation nationale de non respect des droit de l'homme ,car le droit du travail en est un. Nous ,20000 precaires de l'EN nous n'avons pas la possibilité d'attaquer nos patrons comme dans le privé.Nous ne sommes pas comptabilisés par les assedic car c'est les rectorats qui nous payent les indemnités.Pour avoir ces indemnités il faut fournir un papier de rejet des assedics.Il n'y a pas de convention entre les rectorats et l' unedic.

  • Sophie, le 31/10/2006 à 11h56

    Les parents et le cadre actuels sont malheureusement aussi responsables que la méthode de lecture car un certain nombre d'enfants savent parfaitement lire même s'ils apprennent avec la méthode semi globale. Mais pour les autres on ne sait pas leur donner l'envie de lire, il est beaucoup plus facile de regarder l'adaptation d'un livre même mauvaise et beaucoup plus intéressant de jouer aux jeux vidéos que de lire un bon livre. De même l'écriture SMS pour ne pas avoir à envoyer 30 messages fait beaucoup de dégâts et cela s'en ressent également dans l'orthographe. Mais comme toujours mieux vaut trouver un bouc émissaire que de se poser les réelles questions.

  • Will, le 31/10/2006 à 11h45

    On vas encore abandoner les 1% d'enfants dislexique à la méthode global qui est source d'illeétrisme en france.

  • Louloute, le 31/10/2006 à 11h12

    Tout a fait d'accord avec les paroles ci dessus, mon fils agé de 7 ans a passé une année de CP sesastreuse tout simplement parce que la maitresse ne prennait pas son temps avec les personnes qui avaient le plus de mal, c'est inadmissible!!! des enfants qui tombent si jeunes sur des professeurs qui les laissent avec leur difficultés se decouragent tres vite et ne s'en sorte pas forcement apres meme si les parents font leur possible derrière. J'ai appris recement que dans ma ville le plus important était de tenir le niveau de meilleures ecole des villes voisines, quelle honte comment peut on penser a cela alors qu'on est pas capable de soutenir les enfants en difficulté!!!!Nous avçons beau etre dans une des villes les plus coté du 78 il faut penser d'abord aux enfants!!!!!ce qui m'amene a dire qu'il devrait y avoir une seule methode car d'une classe a l'autre elles sont differentes et peuvent déstabiliser les enfants!!!

  • Alain, le 31/10/2006 à 09h40

    Illustration de la méthode de ce gouvernement : On frappe d'abord et on discute après si les cris de douleurs sont trop aigus. Ceci dit nos savants inspecteurs feraient bien de se demander pourquoi des enfants arrivent au collège sans savoir lire correctement !

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