Les Vosges bloquées par les eaux

Par Par D.H., le 04 octobre 2006 à 07h55 , mis à jour le 04 octobre 2006 à 15h23

L'alerte météo est levée mais la Meurthe-et-Moselle se prépare à des crues record après les pluies de la nuit. De nombreuses routes sont coupées.

TF1-LCI : Inondation à Luneville, le 4 octobre 2006Inondation à Luneville, le 4 octobre 2006 © TF1-LCI

Il pleuvait encore un peu mercredi au lever du jour, mais Météo-France a levé l'alerte aux fortes pluies dans le Nord-Est du pays. Le niveau des cours d'eau s'est stabilisé dans les Vosges mais c'est l'inquiétude encore en aval, en Meurthe-et-Moselle  et dans le Bas-Rhin, où des crues spectaculaires menacent.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle devait d'ailleurs survoler dans la matinée la région de Lunéville "pour évaluer les besoins", alors que le niveau d'eau continuait de monter, comme autour de Sélestat. Il faut dire que 50 à 80 litres d'eau par mètre carré sont tombés dans la nuit. La crue de la Meurthe est qualifiée par la préfecture de "cinquantenale", la plus forte observée depuis 1947, et d'"ampleur décennale" dans la région de Nancy.

Au total, 200 personnes ont été évacuées en Meurthe-et-Moselle et 270 sont en chômage technique dans la région de Lunéville. Les transports scolaires ont été interrompus dans l'arrondissement de Lunéville où de nombreuses routes départementales restaient impraticables mercredi matin. A Magnières, 43 personnes âgées qui se trouvaient dans un restaurant ont été "mises en sécurité" mardi après-midi par les pompiers en raison de la montée des eaux.

Stabilisation dans les Vosges

Vingt-cinq routes restaient coupées mercredi matin dans les Vosges, notamment autour d'Epinal et Saint-Dié. De nombreuses rivières du département ont vu leur niveau monter (en un temps record) de plus de deux mètres depuis mardi après-midi, mais ces crues n'ont, selon la préfecture, nécessité aucune évacuation. La Mortagne est ainsi passée d'un mètre à 2,85 mètres mardi après-midi. A Mirecourt, la Madon, a même atteint 4,27 mètres, alors que sa cote d'alerte est fixée à 2,5 mètres, mais la décrue s'amorce. Dans le Bas-Rhin, plusieurs cours d'eau, dont la Sarre, ont aussi dépassé leur cote d'alerte mardi en début d'après-midi. Les pompiers de Moselle ont signalé "quelques dizaines" de caves inondées dans la région de Sarrebourg et des routes départementales inondées et coupées dans la zone de Phalsbourg.

Dans les Vosges toujours, quelque 800 foyers vosgiens étaient toujours privés d'électricité en début de matinée, après un pic de 3.500 foyers dans la nuit. La petite ville vosgienne de Rambervillers (6000 habitants) était encore en soirée privée d'Internet et de téléphonie mobile et le courant électrique qui avait été interrompu n'a été rétabli qu'en fin d'après-midi, à l'exception de quelques foyers, selon France Télécom et EDF.

En Alsace, les pompiers des deux départements ont effectué un millier d'interventions depuis mardi soir, "mais sans gravité". 7.000 foyers ont été privés d'électricité dans la nuit. En début de matinée, il n'en restait plus qu'un millier selon EDF.

Une morte dans le Sud-Ouest balayé par les vents

Mercredi matin, quelque 90.000 foyers du Sud-Ouest de la France étaient encore privés d'électricité. EDF s'est remis au travail à l'aube pour rétablir la situation. En Dordogne, une femme de 69 ans est morte intoxiquée à son domicile de Saint-Martial-Viveyrol. Elle avait allumé des bougies pour remplacer l'électricité manquante. Les bougies ont mis le feu à son habitation. Les flammes se sont propagées à l'ensemble de la maison et la femme, qui vivait seule, n'a pu venir à bout de l'incendie.

Quelque 100.000 clients étaient toujours privés de téléphone fixe mercredi matin et 350 communes rurales étaient affectées par des pannes de relais mobile. La veille, ce sont 400.000 foyers qui étaient touchés par la coupure d'électricité, due aux vents violents qui ont sévi mardi matin, faisant tomber des arbres sur les lignes d'EDF. Des rafales ont même atteints 166 km/h sur le littoral aquitain. La criculation a été également très perturbée.

Par Par D.H. le 04 octobre 2006 à 07:55
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6 Commentaires

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  • Coulet, le 04/10/2006 à 12h54

    Enfin l'automne et sa fraîcheur!Ouf!Ca fait plaisir!...En plus,today,il y a du vent!...On peut respirer autre chose que la pollution,presque!...

  • Marcel, le 04/10/2006 à 11h14

    N'oubliez pas que des scientifiques nous ont alerté sur le manque d'eau dans l'avenir

  • Vastre, le 04/10/2006 à 10h28

    Je compatis à la détresse des amis Vosgiens sinistrés. Ici, à Nîmes, on sait mesurer les conséquences de tels événements. Je me permets également, sans verser dans le catastrophisme, de rappeller le vieux proverbe "tel le 3 tel le mois". L'inondation de Nîmes a eu lieu le 3 octobre 1988 et tout le mois a été dangereusement pourri. Nos ancêtres savaient souvent preuve de bon sens, à défaut d'être très instruits. Bon courage à tous.

  • CousCous, le 04/10/2006 à 10h23

    Je pleins ces pauvres personnes !!! chez nous aussi il a plut abondément !!

  • Alicia, le 04/10/2006 à 09h35

    Un coup secheresse un coup inondations c est tout ou rien ... bon courage a tous les sinistres pour le nettoyage

  • Andrée, le 04/10/2006 à 09h33

    Il est tout de même anormal que chaque fois qu'il pleut il y ait des gens qui soient inondés. C'est inadmissible il faut absolument faire quelque chose pour remedier à celà.j'ai le coeur brisé quand je vois tous ces degâts.

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