© TF1-LCI - AFP/M.MarmurLes couples se séparent plus souvent que par le passé, quel que soit le temps de vie commune, mais les ruptures ne surviennent pas plus tôt dans la vie du couple, selon une étude de l'Insee, rendue publique mardi. S'appuyant sur l'enquête "Etude de l'histoire familiale" (recensement de 1999), l'étude montre que les conjoints rompent de plus en plus fréquemment leur union, "qu'ils vivent ensemble depuis seulement deux ans ou depuis plus de quarante ans".
Moins de 2% des unions formées dans les années 50 avaient abouti à une séparation au bout de cinq ans, contre 14% de celles commencées à la fin des années 80. La part d'unions rompues entre la 6e et la 10e année de vie commune notamment est croissante : inférieure à 5% pour les couples des années 50, elle grimpe à 19% pour ceux du début des années 80. Les ruptures ne surviennent pas pour autant plus tôt dans la vie des couples. Les unions formées dans les années 50 et rompues dans les 20 ans ont duré en moyenne environ 11 ans, contre 10 ans pour celles formées à la fin des années 70.
Mariage et enfants protègent de la rupture
Pour les couples en union libre, le risque annuel de rupture est de 54% plus élevé pour les hommes, et 66% pour les femmes, que pour ceux et celles dont l'union a commencé par un mariage. Si le mariage a été précédé d'une période de cohabitation, le couple semble légèrement plus solide que lorsque la vie commune a commencé après le mariage. La présence de jeunes enfants protège aussi de la rupture. L'effet est plus marquant pour les hommes. Pour ceux qui ont au moins un enfant de moins de trois ans, le risque annuel de rupture est de 63% plus faible que pour les hommes sans enfant.
Les unions précoces sont plus fragiles, mais à l'opposé, les unions constituées après une longue période de célibat sont elles aussi exposées au risque de rupture. Enfin, le risque de rupture est plus faible lorsque le départ du foyer parental coïncide avec la mise en couple. Les anciens "célibataires" sont plus prompts à la séparation, car ils sont "mieux préparés à vivre seuls après une rupture" qu'ils craignent moins, selon l'étude. Chez les femmes, les ruptures sont plus nombreuses parmi les cadres. C'est l'inverse chez les hommes.
D'après agence
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