Les supporters néerlandais ont tenté d'arracher les grillages les séparant des spectateurs lorrains © TF1/LCIUne semaine après la mort d'un supporter parisien à l'issue d'un match de football au Parc des Princes, la violence a de nouveau fait irruption sur un terrain de foot. Près de 2000 supporters du Feyenoord étaient présents jeudi à Nancy, dont 5 ou 600 hooligans, selon une estimation policière. Des incidents ont eu lieu dans le centre ville de Nancy dans l'après-midi, où des vitrines de magasins ont été brisées, et surtout dans l'enceinte du stade Marcel-Picot durant le match, remporté 3-0 par l'ASNL.
"Il a quand même été très difficile de tenir les Hollandais quand le score a pris des proportions qui ne leur convenaient plus", a déclaré le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Meurthe-et-Moselle, Michel Ponsard-Chareyre. Les hooligans, qui avaient brisé à coups de pieds une barrière de plexiglas en première mi-temps, ont jeté des sièges sur la pelouse après la pause et ont essayé d'arracher des grillages les séparant des spectateurs lorrains. Les supporters de Nancy, qui ont dû quitter le stade avant la fin de la rencontre, auront droit à une place gratuite pour le match de Ligue 1 contre Lille dimanche, affirme le site internet du club vendredi.
Cinq interpellations
Près de 400 policiers et gendarmes, stationnés auparavant à l'extérieur du stade, sont alors intervenus, lançant du gaz lacrymogène sur ces supporters, ce qui a provoqué une interruption de la partie d'une vingtaine de minutes. "On a dû les contenir dans la force mais nous n'avons pas été pris à partie", a commenté Michel Ponsard-Chareyre. La quasi-totalité des supporters néerlandais ayant quitté Nancy, la situation était "très correcte" à 1h15 dans la ville, a-t-il ajouté. Cinq supporters du club néerlandais de Feyenoord Rotterdam, venus assister jeudi au match de poules de la Coupe de l'UEFA de football ont été interpellés.
Vendredi après-midi à Angers, Nicolas Sarkozy, a fermement condamné ces violences. "Il y a des gens qui sont suffisamment fous pour considérer que le football, ce n'est pas la fête, c'est la guerre. Ces gens-là, on va les combattre jusqu'à la dernière minute, jusqu'à ce qu'il y en ait plus, jusqu'à ce qu'ils n'empoisonnent plus le football avec des comportements de sauvages", a-t-il affirmé. "Ce sont des événements inacceptables qui seront réprimés avec la plus grande force", a-t-il insisté. L'UEFA indique quant à elle, qu'elle va ouvrir une enquête. "C'est le genre d'incidents qu'on pensait ne plus voir depuis deux ou trois ans", a expliqué William Gaillard, responsable de la communication de l'Union européenne de football.
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