
Face aux risques et à la tension, le match n'aura finalement pas lieu, en tout cas pas tout de suite... La préfecture de police a décidé vendredi soir, après une réunion avec les associations de supporters et les services de police, de reporter le match prévu entre le PSG et Toulouse dimanche à 15h au Parc des Princes. Une première depuis... la Seconde guerre mondiale.
La date à laquelle le match se tiendra n'a pas encore été fixée par la Ligue de Football professionnelle (LFP) qui réfléchit à le reprogrammer pendant un des prochains tours de la Coupe de la Ligue, les deux clubs étant éliminés de cette compétition. Les associations de supporters ont prévu de manifester à 11h dimanche en hommage à la victime. La Préfecture de police a annoncé samedi que le dispositif de sécurité serait "adapté".
Pas de report possible du match du 13 décembre
Le prochain match au planning du PSG est censé se tenir le 9 décembre à Lyon. Et le prochain match à domicile (au Parc des Pirnces) est programmé le 13 décembre contre Panathinaïkos. L'UEFA a précisé samedi qu'il n'y avait pas de report possible pour ce match, car "il y a un tirage au sort prévu pour la suite de la compétition le 15 décembre". "Si on pense qu'il peut y avoir un 'hic' on prendra des mesures. Nous écouterons toutes les autres propositions qui existent : match à huis-clos, renforcement des forces de police. Nous ne mettrons pas la vie des gens en danger."
La préfecture de police avait dans la journée décidé de mobiliser 2500 policiers et gendarmes (soit déjà le double de ce qu'elle avait décidé mardi) pour assurer la sécurité du match. L'heure de la rencontre avait aussi été avancée, afin que la sortie du stade se fasse en plein jour. Finalement, devant les risques d'incidents avec les supporters parisiens, le match est carrément reporté.
Réunion pré-match
La réunion de vendredi soir présidée par le préfet de police, Pierre Mutz, avait pour but de mettre en application les instructions du ministre de l'Intérieur d'associer les responsables de supporters aux préparatifs, de les rappeler à leurs responsabilités et de leur indiquer les comportements qui ne seront pas tolérés. Les annonces de Nicolas Sarkozy faisaient suite au drame de la semaine dernière (jeudi 23 novembre), quand un policier a tué un supporter du PSG alors qu'il voulait protéger un supporter de l'équipe de Tel Aviv agressé.
Le club du PSG a indiqué vendredi dans un communiqué qu'il prenait "acte de la décision de la préfecture". Son président Alain Caysac a réagi samedi en estimant que ce choix de la préfecture n'était "pas une réponse à long terme" et qu'il allait falloir "faire quelque chose" pour lutter contre les hoooligans. Olivier Sadran, le président de Toulouse, a pour sa part affirmé vendredi soir sur RMC Info qu'il n'était "pas sûr que là il y ait une décision unanime venant de toutes les parties". Le président des Boulogne Boys trouve quant à lui que le report du match est un bon choix. Pour le ministre des Sports, Jean-François Lamour, le PSG paie "la banalisation de certains comportements inacceptables dans des stades" (sur RTL).
Les acteurs du foot "au pied du mur", pour SOS Racisme |
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