Image d'archives/DR © TF1Les cantines scolaires de Seine-Saint-Denis doivent payer la rançon de leur succès depuis la mise en oeuvre, le 8 janvier, de la gratuité pour tous dans les écoles élémentaires de la communauté d'agglomération Drancy-Le Bourget. A Drancy, 900 enfants, qui ne déjeunaient pas auparavant à la cantine, y mangent désormais. Résultat : un personnel stressé, débordé... et finalement appelé à faire grève. La CGT, qui a lancé le mot d'ordre de mobilisation pour tous les agents techniques de Drancy, compte sur la mobilisation des personnels de cantines soumis à cet afflux d'enfants pour revendiquer de meilleures conditions de travail.
Grève ou pas, les enfants seront accueillis et pourront se restaurer. Mais selon Henri Tamar, représentant CGT des agents territoriaux, pas question de manger chaud : "Des repas froids seront servis dans les écoles", où le délégué syndical estime qu'une "majorité des 80 agents techniques" seront en grève "pour garder la même qualité de service public".
La mairie a indiqué en milieu de journée que seuls 7 agents techniques de Drancy sur 650 s'étaient déclarés lundi matin en grève, dont "aucun employé des cantines". La municipalité estime que cette grève n'a "rien à voir" avec la situation des cantines. et souligne que "les problèmes connus la première semaine de gratuité ont été réglés à ce jour dans 16 écoles sur 18".
Les revendications des grévistes
Le député-maire UDF de Drancy Jean-Christophe Lagarde, interrogé le 19 janvier sur les dysfonctionnements relevés par la FCPE, la FSU et la CGT, avait déjà expliqué qu'il fallait un "temps d'adaptation" pour régler tous les problèmes "matériels". Il avait annoncé l'embauche de 22 personnes supplémentaires.
Le préavis de cette grève, qui concerne l'ensemble des agents techniques de Drancy, a été déposé en décembre, avant la décision de gratuité, tient toutefois à souligner la CGT. Le syndicat veut protester contre la "détérioration des conditions de travail des 650 agents techniques de Drancy", encore aggravée, selon lui, depuis la décision de rendre les cantines gratuites. La CGT réclame le versement d'une prime mensuelle de 200 euros au titre de "l'indemnité d'exercice de mission des préfectures", dont d'autres communes bénéficieraient.
D'après agence
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