TF1-LCI © TF1-LCIDepuis le 1er janvier, si vous voulez conduire une motocyclette légère, c'est-à-dire un deux-roues de moins de 125 cm3 (soit non sujet à un permis spécial), et si vous êtes titulaires du permis de conduire automobile depuis cette même date, une nouvelle étape est nécessaire : suivre une formation de trois heures.
Dans le détail, cette obligation concerne les personnes qui ont obtenu leur permis B à compter du 1er janvier et qui voudront conduire deux ans plus tard une motocyclette d'une cylindrée d'au plus 125 cm3 et d'une puissance d'au plus 11kW, a indiqué mercredi la Sécurité routière.
+1,3% de morts en deux-roues en 2005
La formation de 3 heures vise à sensibiliser à la spécificité de la conduite d'un deux-roues motorisé et aux risques qui y sont liés, alors que les motocyclistes ne représentent que 0,8% du trafic mais 16,8% des victimes. Cette formation de 3 heures, dont les modalités seront précisées dans un arrêté, doit se dérouler, dans une école de conduite agréée ou une association agréée, sur le modèle de celle proposée pour le stage pratique du brevet de sécurité routière (BSR).
Avant cette mesure, décidée au comité interministériel de la Sécurité routière du 6 juillet, tout détenteur d'un permis B depuis plus de deux ans pouvait conduire ce genre de motocyclette, sans condition de formation préalable. Mais le gouvernement a décidé d'agir : en 2005, alors que le nombre des morts sur les routes diminuait de près de 5%, les victimes motards ont augmenté de 1,3% (881 tués contre 870 en 2004). Leur risque d'être tué par kilomètre parcouru est 20 fois supérieur à celui d'un automobiliste, et la situation est plus défavorable en France que dans de nombreux autres pays européens.
| Vitesses maximales réduites pour les poids lourds et les autocars |
Autre décret paru au JO du 31 décembre pour effet au 1er janvier : les vitesses maximales des poids lourds et des autocars sont réduites respectivement à 90 et 100 km/h. Les poids lourds d'un poids total en charge (PTAC) de plus de 3,5 tonnes et jusqu'à 12 tonnes voient leur vitesse maximum réduite de 20 km/h. Les autocars d'un PTAC de plus de 3,5 tonnes et jusqu'à 10 tonnes doivent diminuer leur vélocité de 10 km/h et ceux d'un PTAC jusqu'à 3,5 tonnes de 30 km/h. Cette décision fait suite à deux directives européennes transposées en France en février 2005. Le décret vise à éliminer toute distorsion de concurrence entre les véhicules bridés et ceux plus anciens ou provenant de pays n'appartenant pas à l'Union européenne, qui peuvent techniquement circuler à des vitesses supérieures, a expliqué la Sécurité routière. |
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