L'abbé Pierre, portant fièrement sa fameuse pèlerine © LCIL'abbé Pierre, décédé lundi à l'âge de 94 ans, a laissé un testament très précis. Le défenseur de la cause des plus démunis lui avait confié son testament définitif en 1997, "un document de 114 pages, qu'il avait commencé à rédiger autour de 19 ans et dont il fera plusieurs moutures".
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Selon Bernard Violet, dans ce testament, l'Abbé Pierre demande la protection légale du nom "abbé Pierre" qui a été déposé et de faire remettre au musée des sapeurs-pompiers de Paris "sa légendaire pèlerine noire qu'un colonel de pompiers lui avait donné lors de la fameuse insurrection de la pauvreté de février 1954".
"Ce n'est qu'un au-revoir"
L'abbé Pierre demande aussi à ses légataires de récupérer ses "différents objets personnels", comme "des comptes courants dont la gestion sera désormais confiée à des successeurs". Ce testament, a ajouté Bernard Violet, demande par ailleurs de "faire parvenir au pape un paquet contenant un ostensoir fabriqué avec une lampe de poche".
Enfin, selon Bernard Violet, l'abbé Pierre a prévu l'organisation des chants qui devront être interprétés durant ses funérailles : chant grégorien en latin, un Magnificat en français et sur le chemin du cimetière d'Esteville (Seine-Maritime) le chant des adieux, "Ce n'est qu'un au-revoir", un choral dont les paroles ont été composées par le père Jacques Sevin, fondateur du scoutisme français, sur une musique traditionnelle écossaise.
D'après agence
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