Le plan anti-exclusion du gouvernement

le 08 janvier 2007 à 14h56 , mis à jour le 08 janvier 2007 à 16h09

27.000 places seront créées en 2007 pour héberger de façon "pérenne" toute personne accueillie en urgence, selon le ministère de la Cohésion sociale.

Expulsion des SDFExpulsion des SDF © TF1-LCI

27.100 places supplémentaires pour faire face aux besoins en hébergement, et ce dès 2007 : c'est la mesure phare du "plan d'action renforcé" annoncé ce lundi par le ministère de la Cohésion sociale. Ces places nouvelles serviront à héberger de façon "pérenne" et "adaptée" toute personne accueillie en urgence. "Cet hébergement doit comporter un accompagnement vers une solution durable et librement choisie de prise en charge sans interruption pour les personnes s'inscrivant dans un parcours d'insertion", précise le ministère. Ce plan a été bâti en "concertation avec l'ensemble des associations et partenaires concernés" et s'inscrit dans une action sur le logement qui comporte deux autres volets : "la mise en oeuvre du droit au logement opposable" voulue par le président Chirac et une amplification de "l'effort sur l'offre de logement social".

Le communiqué du ministère pose le principe que "toute personne accueillie dans un Centre d'hébergement d'urgence devra se voir proposer" un accueil "dans le parc public social, dans le parc privé conventionné, dans un CHRS (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale), un CADA (Centre d'accueil pour demandeur d'asile), un LogiRelais, une Maison relais ou un hébergement de stabilisation". 9000 des 27.000 places annoncées seront créées en maison relais, censées permettre de répondre à "toute demande d'hébergement de façon adaptée", ont annoncé Jean-Louis Borloo et sa ministre déléguée Catherine Vautrin. "Par ailleurs, 3000 places d'hébergement d'urgence généraliste en collectif seront maintenues".

Horaires d'ouverture étendus pour les centres d'hébergement d'urgence

Les heures d'ouverture des centres d'hébergement d'urgence seront étendues, de manière à faciliter l'accueil au quotidien des personnes en détresse. Pour la même raison, une expérimentation d'accueil de SDF accompagnés de leur chien sera mise en place.

En outre, alors que "160.000 logements sociaux en 2007 dont 120.000 dans le parc public social sont d'ores et déjà programmés et financés", il est prévu "un effort plus particulier" sur "les logements très sociaux" pour "porter l'objectif de 63.000 en 2007 à 80.000". Une réunion de concertation à cet effet aura lieu avec l'Union des entreprises sociales de l'Habitat. Le ministère souligne de plus que "la garantie des risques locatifs pour les personnes en CDD, intérim ou demandeurs d'emploi indemnisés ou salariés à faibles revenus, signée par les partenaires sociaux fin décembre et mise en place en janvier, apporte une garantie de loyer sans caution dans le parc privé social". Cette mesure "devrait favoriser la mise en place de 200.000 logements supplémentaires".

Le gouvernement a également confirmé la présentation dès la semaine prochaine d'un texte sur le droit au logement opposable. Ce projet de loi sera au menu du conseil des ministres le 17 janvier ; il sera inscrit à l'ordre du jour du Sénat à la fin du mois, et de l'assemblée nationale pour le mois prochain. Il devrait pouvoir être adopté avant la fin de la législature. Le Haut comité pour le Logement des personnes défavorisées, présidé par Xavier Emmanuelli et saisi par le Premier ministre, a donné lundi un avis favorable.

D'après agence

le 08 janvier 2007 à 14:56
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4 Commentaires

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  • Le sagard, le 08/01/2007 à 16h32

    Si on peut se rejouir d'une telle mesure,on peut aussi y reflechir;premierement l'etat par ce geste confirme que pour lui la seule solution est de loger les sans abris,plutot que de chercher une solution durable a leur probleme(emploi,securité etc)deuxiemement,comment un gouvernement qui sera mis dehors dans trois mois peut il prendre une mesure qui sera geré ou non par le suivant;et pour finir,malheureusement apres la crise des banlieues,du cpe,des sans papiers,on doit se poser cette derniere question qui dirige le pays?le gouvernement ou la rue?j'ai peur de la reponse car si c'est la deuxieme,a quoi bon voter?

  • XP, le 08/01/2007 à 16h23

    Sans action, rien ne bouge dans notre beau pays, c'est triste.

  • Vastre, le 08/01/2007 à 16h04

    A l'évidence, ce n'était ni long ni compliqué. Pourquoi a-t-on attendu ainsi pour mettre en oeuvre de telles mesures ? Est-ce vraiment sérieux ?

  • Edmond Romano, le 08/01/2007 à 15h42

    Enfin!!! mais est ce suffisant?

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