Elèves devant leur lycée © TF1/LCILes données étant déclaratives, les conclusions sont à relativiser. Mais selon les chiffres du ministère de l'Education nationale, la violence scolaire vise de plus en plus les enseignants et les actes à motivation raciste ou antisémite ont fortement baissé en 2005-2006. Autre fait marquant durant l'année scolaire passée : des formes de violences "inédites" liées aux nouvelles technologies se développent, comme les blogs portant atteinte à la vie privée ou le happy slapping (agression filmée par téléphone portable).
Le logiciel Signa a été créé en 2001 par l'Education nationale pour recenser les violences. Chaque chef d'établissement y entre les actes de violence. Le logiciel a été boycotté depuis la rentrée de septembre 2006 par les chefs d'établissement après la publication fin août par Le Point des chiffres 2005-2006. Mais ce boycott n'affecte pas les chiffres de 2005-2006 parus dans une note d'information du ministère de l'Education qui vient de paraître. Le ministre de l'Education nationale a d'ailleurs annoncé fin décembre qu'il présenterait en janvier "un nouveau logiciel" de recensement et traitement des données sur les violences scolaires, en remplacement du logiciel Signa.
Des injures ou menaces 7 fois sur 10
Selon cette note, "la situation s'est dégradée pour la plupart des types de personnels depuis 2002-2003, surtout pour les enseignants". "La hausse (de la violence) s'est "affirmée" pour les enseignants : +7% par rapport à 2004-2005", contre +3% pour les conseillers principaux d'éducation (CPE) et +1,5% pour les surveillants, ajoute la synthèse de Signa. Les enseignants sont de plus en plus exposés aux injures ou aux menaces. Sept incidents sur dix dont ils sont victimes sont de cette nature. Autre fait notable : les actes racistes ou antisémites "continuent de diminuer fortement". En 2005-2006, ils ont baissé "d'environ 40%" par rapport à l'année précédente, selon le document.
Par ailleurs, les actes qui ont connu les hausses les plus importantes sont les incendies. Leur nombre "a progressé de 80%", celui des tentatives d'incendies de 40% et celui des jets de pierres "ou autres projectiles" ont grimpé de 20%. Ces dégradations peuvent être liées, analyse le rapport, "aux violences dans les banlieues en novembre 2005 puis aux manifestations contre le contrat première embauche (CPE) en mars et avril 2006".
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