© AFP/D.FagetIls ont installé des matelas et des sacs de couchage et se préparent à plusieurs jours d'occupation. Près de 200 personnes, dont de nombreuses femmes et enfants, soutenues par des militants de Droit au logement (DAL), ont investi mercredi après-midi un gymnase parisien du VIIe arrondissement pour protester contre leurs conditions d'hébergement "honteuses".
Selon le DAL, la plupart d'entre eux vivent dans des "hôtels vétustes" tenus "par des 'marchands de sommeil' depuis des mois et souvent des années pour un coût mensuel de 2000 à 4500 euros par mois". Ces hôteliers peu scrupuleux qui louent aux familles sans logement des chambres souvent vétustes et dangereuses pour leur sécurité sont payés par l'Etat, ce que dénonce le DAL.
"Ces familles sont à l'hôtel depuis plusieurs semaines, voire plusieurs années, sans perspective de relogement, on les promène d'hôtel en hôtel", a expliqué le porte-parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud, précisant qu'il s'agissait de "gens avec des papiers qui travaillent pour la plupart".
"Arrêt des expulsions sans relogement"
Les familles sans logement "ne voient rien venir" des propositions du gouvernement "malgré les promesses de Borloo sur la location de 500 logements dans le privé pour remplacer le business honteux des hébergements hôteliers et de Delanoë qui s'est engagé sur 100 logements", a dénoncé l'association dans un communiqué.
Les familles et le DAL ont réclamé "un rendez-vous avec le ministre du Logement et le maire de Paris et le relogement immédiat des familles hébergées en hôtel, en HLM ou dans des logements du parc privé loués par les collectivités ou par voie de réquisition". Elles demandent également "l'arrêt des expulsions sans relogement qui alimentent le flot des sans logis".
D'après agence
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