Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et président du CFCM © LCILe Conseil français du Culte Musulman (CFCM) a déploré la "politisation" du procès des caricatures et appelé à la "retenue", sans pour autant suspendre ses travaux, au terme d'une réunion "exceptionnelle" après le soutien apporté à Charlie Hebdo par Nicolas Sarkozy, a annoncé son président Dalil Boubakeur.
"Le Bureau exécutif du CFCM déplore la politisation d'une affaire judiciaire tendant à dénoncer (...) un acte de provocation créant l'amalgame entre terrorisme et islam", a déclaré Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, qui lisait le texte adopté par cette instance du CFCM. "Le Bureau exécutif du CFCM regrette cette instrumentalisation", a-t-il ajouté.
"Démarche d'apaisement, de paix"
"La question d'une démission en bloc du CFCM sera posée", avait-on indiqué auparavant dans l'entourage de Dalil Boubakeur lors de l'annonce de cette réunion "exceptionnelle" du bureau exécutif du CFCM. Celle-ci a été provoquée par la lettre de soutien de Nicolas Sarkozy, ministre des Cultes, à l'origine de la création du CFCM, à Charlie Hebdo, dans l'affaire des caricatures. "Le bureau restreint réuni cet après-midi a considéré que cette lettre ne pose pas de problème", a répondu Dalil Boubakeur, interrogé sur ce point. Il a précisé qu'une telle décision n'aurait pu être prise "parce que le bureau n'était pas au complet".
Il a insisté sur le fait que le bureau avait choisi "une démarche d'apaisement, de paix (...) qui ne vise pas à brider la liberté d'expression". Interrogé au cours d'un point de presse, Dalil Boubakeur a indiqué que la lettre émanait "du candidat à la présidentielle et non du ministre de l'Intérieur, ministre des Cultes".
D'après agence
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