Bouchon sur le boulevard périphérique, à Paris © TF1/LCIIl aura donné lieu aux débats les plus vifs entre élus parisiens. Elaboré après deux ans de concertation et remanié à la demande du maire PS Bertrand Delanoë, le projet de Plan de déplacements de Paris, qui régira la circulation dans la capitale jusqu'en 2020 avec l'objectif d'abaisser de 40% la part de l'automobile, a été adopté lundi soir par le Conseil de Paris, avec les voix PS et radicaux de gauche, du MRC, des Verts et du PC. L'UMP a voté contre et l'UDF s'est abstenue.
Avant-dernier projet phare de la mandature Delanoë, qui devrait n'être définitivement adopté qu'après 2008, après enquête publique et nouveau vote des élus municipaux, ce PDP vise à l'horizon 2020 une baisse de 60% des émissions de gaz à effet de serre. Sous la houlette de l'adjoint Vert aux Transports Denis Baupin, il intègre comme une "urgence" la nécessité de faire évoluer les modes de transport vers davantage de collectif. Denis Baupin a ainsi jugé venu "le moment de sortir de la civilisation du tout automobile".
Nouveau vote après les municipales de 2008
Quelque 290 amendements ont été déposés, dont l'exécutif a repris 49 à son compte. Dans ce document, la diminution de la place de l'automobile est donc liée à une amélioration des transports en commun. Nouveaux "axes civilisés" donnant la priorité aux bus et vélos, extension du tramway des Maréchaux jusqu'à la porte d'Asnières d'ici 2013, dédoublement de la ligne 13 du métro avant 2014, gratuité des transports pour les personnes sous le seuil de pauvreté et les chômeurs, création d'un programme de rues piétonnes, reconquête progressive des voies sur berge et fermeture à terme de la voie express Georges-Pompidou figurent parmi les principales mesures de ce plan. Le projet a aussi repris la proposition UDF de créer une 6ème ligne de RER dite Esope entre Saint-Lazare et la gare Montparnasse.
Le PDP ne pourra en tout état de cause être définitivement applicable qu'après enquête publique et un nouveau vote des élus parisiens, soit après les municipales de 2008. Ce qui a fait dire à Jean-François Legaret (UMP) que ce débat était un "exercice très artificiel".
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