Autour du campement, les policiers de la Brigade d'aide aux personnes sans-abri (BAPSA) assurent une surveillance, en décembre 2006. © Stéphanie MORBOISLes députés ont adopté mercredi soir le projet de loi créant un droit opposable au logement, dernier grand texte de la législature, destiné à répondre à la crise des sans-abris qui secoue la France. Le vote et la discussion de ce texte de Jean-Louis Borloo ont été relativement consensuels. L'UMP et l'UDF ont voté pour tandis que le PCF, le PS et les Verts se sont abstenus.
Logement: les "oubliés" de la loi Dalo manifestent à Paris
300 personnes ont manifesté dimanche après-midi à Paris à l'appel de l'association Droit au logement (DAL) pour exiger l'application de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo).
Publié le 30/05/2010
Michel Piron pour l'UMP a félicité ses collègues de l'opposition pour leur travail se déclarant "heureux" de ce texte. Francis Vercamer (UDF) s'est félicité de "cette avancée". Jean-Yves Bouillonnec (PS) a justifié son abstention en se déclarant "totalement insatisfaits" devant "un texte d'affichage" qui ne fait que "changer les priorités dans la file d'attente". Patrick Braouezec (PCF) a regretté que "le droit effectif au logement" n'ait pas été au centre du texte. Martine Billard (Vert) a regretté que le gouvernement et l'UMP ait fait voter en fin de séance des amendements divers dont certains non examinés en commission. "On est en train de voter tout ce que le gouvernement avait dans sa besace, on ne voit plus l'objectif de ce projet de loi" s'est-elle plaint.
Interrogé par le PS sur un amendement du député UMP, Thierry Mariani cosigné par 80 de ses collègues et adopté mardi soir concernant les étrangers, Jean-Louis Borloo a manifesté son souci que "le droit opposable soit réel et ne créé pas de blessures". Il a reconnu que cet amendement "peut créer un sentiment de difficulté et d'incompréhension" et assuré que la Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée d'établir un texte de compromis examinera jeudi cette question. L'amendement qui a suscité la colère de la gauche stipule que pour un demandeur étranger, titulaire d'un titre de séjour, "l'appréciation des besoins doit être limitée à sa famille proche en situation régulière".
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