Occupation nocturne de lycées contre le "décret Robien"

le 22 mars 2007 à 20h07 , mis à jour le 22 mars 2007 à 21h15

Les enseignants de deux lycées à l'Isle Adam et à Créteil protestent contre l'allongement du temps de travail sans contrepartie.

TF1-LCI : A l'entrée de l'école Kléber, à Strasbourg, le 26 septembre 2006A l'entrée de l'école Kléber, à Strasbourg, le 26 septembre 2006 © TF1-LCI

Plusieurs enseignants du lycée Edouard-Branly de Créteil occupent jeudi soir l'établissement pour la nuit, pour protester contre le "décret Robien" et la baisse des moyens qui leur sont alloués, après avoir expliqué dans la journée leur action aux élèves. A l'Isle Adam, dans le Val-d'Oise, ce sont des enseignants, des parents d'élèves et des élèves qui occupent le lycée Fragonard.

Ces occupations nocturnes sont un "clin d'oeil" puisque l'on "nous demande de passer plus de temps dans l'établissement" et qu'en même temps, des enseignants pourraient être amenés à "travailler dans plusieurs lycées", le décret prévoyant qu'un professeur puisse enseigner "dans deux communes non-limitrophes", a expliqué Julien Le Barbu, professeur d'histoire du lycée de Creteil. "En fait, on n'est plus considéré comme des enseignants en poste mais comme des moyens horaires", a-t-il résumé.  A l'Isle Adam, un professeur de mathématiques a vite fait les comptes : "les professeurs vont être payés 1500 euros de moins par an pour le même travail".

Cinquantaine d'heures de cours supprimées

Au lycée Edouard-Branly, qui compte près de 1000 élèves, une cinquantaine d'heures de cours devraient être supprimées à la prochaine rentrée, entraînant le départ de six enseignants, en raison de la baisse de la dotation horaire globale (DHG). Le décret allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.

Si, dans le lycée technique de Créteil, les bacs blancs ont été maintenus, les enseignants, pour protester contre le "décret Robien", ont pratiqué, comme dans d'autres établissements du département, la rétention de notes pour les bulletins du deuxième trimestre. De ce fait, la plupart des conseils de classe ont été annulés, et les notes communiquées oralement aux élèves. L'occupation du lycée Fragonard, qui compte un peu plus de 1000 élèves, doit se  poursuivre jusqu'à "minuit ou une heure cette nuit" de jeudi. "Après on décidera de ce  qu'on fait, on risque sans doute de lever le camp", a assuré le professeur de mathématiques.

D'après agence

le 22 mars 2007 à 20:07
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5 Commentaires

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  • P., le 23/03/2007 à 15h15

    Toujours en train de se plaindre c'est pourtant les mieux lotis en terme de vacances !. Qu'ils changent de métier s'ils n'ont pas la vocation. Un professeur retraité.

  • Bb, le 23/03/2007 à 12h49

    Faites donc comme dans le privé.. et oui ns travaillons + 35h et sans contre-partie et même en jours de récupération.. bb

  • Beber58, le 23/03/2007 à 10h49

    C'est la politique Sarkozy: travailler plus pour gagner moins. A ceux qui trouvent que l'éducation coûte cher: essayez l'ignorance !

  • Doudou, le 23/03/2007 à 09h27

    Ils en ont jamais assez ils deviennent invivables ses profs ils ont des vacances a rallonge ils ont pas trop d heures de cours ils ont la sécurité de l emploi que leurs faut il de plus il veulent mettre le pays au fond du trou par leures demandes incessantes de credits c est assez maintenant il faut qu eux aussi se retroussent les manches pour que les enfants qu on leurs confie soit des enfants heureux et qu ils puissent plus tard faire l honneur a la nation mais s ils veulent le beurre l argent du beurre et le sourire de la crémière ils finiront par etre mal vus de la poulation avec leurs grèves qui deviennent systematiques.

  • Vastre, le 23/03/2007 à 05h38

    Les professeurs défendent leurs privilèges et c'est bien compréhensible. Dans quelque temps, il faudra qu'ils défendent aussi leurs retraites (âge retardé et pensions diminuées). Le problème est qu'ils risquent de se trouver face à des contribuables, actionnaires de l'Etat, qui demanderont des gains de productivité. Celà se fait dans l'industrie au rythme de 2% l'an depuis 30 ans. Il faudra bien que celà se fasse aussi dans l'administration.

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