A l'entrée de l'école Kléber, à Strasbourg, le 26 septembre 2006 © TF1-LCIPlusieurs enseignants du lycée Edouard-Branly de Créteil occupent jeudi soir l'établissement pour la nuit, pour protester contre le "décret Robien" et la baisse des moyens qui leur sont alloués, après avoir expliqué dans la journée leur action aux élèves. A l'Isle Adam, dans le Val-d'Oise, ce sont des enseignants, des parents d'élèves et des élèves qui occupent le lycée Fragonard.
Ces occupations nocturnes sont un "clin d'oeil" puisque l'on "nous demande de passer plus de temps dans l'établissement" et qu'en même temps, des enseignants pourraient être amenés à "travailler dans plusieurs lycées", le décret prévoyant qu'un professeur puisse enseigner "dans deux communes non-limitrophes", a expliqué Julien Le Barbu, professeur d'histoire du lycée de Creteil. "En fait, on n'est plus considéré comme des enseignants en poste mais comme des moyens horaires", a-t-il résumé. A l'Isle Adam, un professeur de mathématiques a vite fait les comptes : "les professeurs vont être payés 1500 euros de moins par an pour le même travail".
Cinquantaine d'heures de cours supprimées
Au lycée Edouard-Branly, qui compte près de 1000 élèves, une cinquantaine d'heures de cours devraient être supprimées à la prochaine rentrée, entraînant le départ de six enseignants, en raison de la baisse de la dotation horaire globale (DHG). Le décret allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.
Si, dans le lycée technique de Créteil, les bacs blancs ont été maintenus, les enseignants, pour protester contre le "décret Robien", ont pratiqué, comme dans d'autres établissements du département, la rétention de notes pour les bulletins du deuxième trimestre. De ce fait, la plupart des conseils de classe ont été annulés, et les notes communiquées oralement aux élèves. L'occupation du lycée Fragonard, qui compte un peu plus de 1000 élèves, doit se poursuivre jusqu'à "minuit ou une heure cette nuit" de jeudi. "Après on décidera de ce qu'on fait, on risque sans doute de lever le camp", a assuré le professeur de mathématiques.
D'après agence
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