Manifestation devant le rectorat en soutien à la directrice placée en garde à vue, le 26 mars 2007 © TF1/LCIIls ont décidé de maintenir la pression. Les enseignants des quelque 660 écoles primaires de Paris sont appelés à se mettre en grève et à manifester vendredi, à l'appel de l'ensemble de leurs syndicats, pour protester contre l'attitude de leur hiérarchie dans le dossier des parents sans-papiers d'enfants scolarisés. Ce mouvement doit "être assez fortement suivi malgré une petite hésitation à la suite des annonces de jeudi", c'est-à-dire l'abandon des poursuites contre la directrice de l'école maternelle de la rue Rampal, à l'origine de l'appel, a assuré Nicolas Wallet, du SNUipp-FSU Paris.
Une manifestation est prévue à Paris, au départ de Sèvres-Babylone vers le ministère de l'Education, rue de Grenelle, à 14h, avec le soutien du Réseau éducation sans frontières (RESF), de la FCPE Paris et des lycéens de la Fidl.
C'est parce que l'affaire de la rue Rampal a provoqué une "émotion considérable" chez les enseignants que l'ensemble de leurs syndicats ont décidé ce mouvement. La directrice de l'école maternelle, Valérie Boukobza, a été gardée à vue pendant sept heures pour "outrage et dégradation de biens matériels" après avoir protesté contre l'arrestation d'un grand-père chinois sans-papiers venu chercher son petit-fils à la sortie des classes.
"Mise au pas de tous les enseignants"
Cette garde à vue a suscité l'indignation de ses collègues."Se préoccuper de la situation des élèves et les protéger, c'est pratiquement une mission du métier d'enseignant et c'est de la responsabilité des directeurs d'école, même si ce n'est pas écrit dans les textes", a ainsi estimé Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.
Au-delà de la situation de la directrice, les syndicats se disent "profondément choqués" par l'attitude du recteur de Paris, Maurice Quenet, et du ministère de l'Education, dans cette affaire. Ils exigent qu'aucune arrestation n'ait lieu devant les écoles, évident vivier de personnes en situation irrégulière selon eux, et que les enseignants ou le personnel administratif des écoles soient protégés "dans l'exercice de leurs missions".
Sur ces deux points, le recteur, qui les a reçus en délégation lundi, leur a opposé, selon eux, "une fin de non recevoir" et le ministère un "silence total". "C'est une volonté sans précédent de mise au pas de tous les enseignants quand, dans le même temps, d'autres collègues parisiens sont confrontés à l'autoritarisme et à l'arbitraire", ont affirmé les syndicats.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




