Rue Rampal : les syndicats du primaire appellent à la grève

le 27 mars 2007 à 17h01 , mis à jour le 27 mars 2007 à 17h38

L'ensemble des organisations appelle à la mobilisation vendredi pour protester contre l'attitude du rectorat dans "l'affaire" de la maternelle.

TF1/LCI - Manifestation devant le rectorat en soutien à la directrice placée en garde à vue, le 26 mars 2007Manifestation devant le rectorat en soutien à la directrice placée en garde à vue, le 26 mars 2007 © TF1/LCI

L'ensemble des syndicats du primaire ont appelé mardi les enseignants de toutes les écoles de Paris à faire grève et à participer à une manifestation vendredi, pour protester contre l'attitude du rectorat dans l'affaire de la maternelle de la rue Rampal.

Les syndicats SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, Sud-Education, Snudi-FO, CGT-Education et CNT ont appelé à la mobilisation, une semaine après le placement en garde à vue de la directrice de l'école maternelle du XIXe arrondissement. Elle était intervenue le mardi précédent lors de l'interpellation ponctuée d'incidents violents d'un grand-père chinois sans papiers aux abords de l'école.

Dans un communiqué, les syndicats ont fustigé l'"autoritarisme" et l'"arbitraire" du recteur de Paris, Maurice Quenet, qui a reçu une délégation lundi, pour avoir "opposé une fin de non-recevoir concernant la demande de protection juridique du fonctionnaire" et "renvoyé vers la préfecture de police" au sujet des arrestations aux abords des écoles. "C'est une volonté sans précédent de mise au pas de tous les enseignants", ont-ils estimé.

"Emotion considérable"

Une manifestation est prévue vendredi à Sèvres-Babylone, à 14h, sur trois revendications : "pas de poursuite judiciaire" et "aucune sanction administrative" contre la directrice, "que l'académie applique le droit à la protection des fonctionnaires comme la loi l'y oblige", "que l'académie respecte l'ensemble des droits des personnels (droit syndical, liberté d'opinion)". 

Selon Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, la grève "va être bien suivie". "Se préoccuper de la situation des élèves et les protéger, c'est pratiquement une mission du métier d'enseignant et c'est de la responsabilité des directeurs d'école, même si ce n'est pas écrit dans les textes : ça a créé une émotion considérable", a-t-il assuré.

"Profondément choqués", des parents d'élèves ont par ailleurs annoncé leur intention de "déposer plainte vendredi à l'IGS", la police des polices, contre l'intervention policière du 20 mars, où les forces de l'ordre avaient fait usage de gaz lacrymogènes en présence des enfants.

D'après agence

le 27 mars 2007 à 17:01
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8 Commentaires

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  • Doumé, le 27/03/2007 à 23h52

    Un appel au travail serait une petite révolution........

  • Hubert, le 27/03/2007 à 22h11

    Qelle est ta profession; enseignant ? Non gréviste professionnel.....Et les enfants trinquent !!!

  • Hubert, le 27/03/2007 à 22h06

    Ce n'est pas moi qui paye et j'ai la garantie de l'emploi. Sept millions de pauvres en France, merci Madame

  • Gebe, le 27/03/2007 à 21h22

    Encore ...............

  • Francoise, le 27/03/2007 à 21h18

    Cette directrice n'est pas défendable car elle a commis une faute grave en intervenant sur la voie publique pour entraver la loi.c'est au mieux un blame au pire la radiation qu'elle mérite.

  • Un fidèle en colère, le 27/03/2007 à 18h46

    Il fallait s'en douter que cette affaire allait continuer et tout est bon pour manifester. C'est inadmissible!

  • Michel, le 27/03/2007 à 18h42

    La loi est faîte pour tout le monde, ceux qui "l'interprête" sont accusés de complicité. Voir le code pénal.

  • Volpe, le 27/03/2007 à 18h06

    La grève, toujours la grève...

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