Manifestation devant le rectorat en soutien à la directrice placée en garde à vue, le 26 mars 2007 © TF1/LCIL'ensemble des syndicats du primaire ont appelé mardi les enseignants de toutes les écoles de Paris à faire grève et à participer à une manifestation vendredi, pour protester contre l'attitude du rectorat dans l'affaire de la maternelle de la rue Rampal.
Les syndicats SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, Sud-Education, Snudi-FO, CGT-Education et CNT ont appelé à la mobilisation, une semaine après le placement en garde à vue de la directrice de l'école maternelle du XIXe arrondissement. Elle était intervenue le mardi précédent lors de l'interpellation ponctuée d'incidents violents d'un grand-père chinois sans papiers aux abords de l'école.
Dans un communiqué, les syndicats ont fustigé l'"autoritarisme" et l'"arbitraire" du recteur de Paris, Maurice Quenet, qui a reçu une délégation lundi, pour avoir "opposé une fin de non-recevoir concernant la demande de protection juridique du fonctionnaire" et "renvoyé vers la préfecture de police" au sujet des arrestations aux abords des écoles. "C'est une volonté sans précédent de mise au pas de tous les enseignants", ont-ils estimé.
"Emotion considérable"
Une manifestation est prévue vendredi à Sèvres-Babylone, à 14h, sur trois revendications : "pas de poursuite judiciaire" et "aucune sanction administrative" contre la directrice, "que l'académie applique le droit à la protection des fonctionnaires comme la loi l'y oblige", "que l'académie respecte l'ensemble des droits des personnels (droit syndical, liberté d'opinion)".
Selon Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, la grève "va être bien suivie". "Se préoccuper de la situation des élèves et les protéger, c'est pratiquement une mission du métier d'enseignant et c'est de la responsabilité des directeurs d'école, même si ce n'est pas écrit dans les textes : ça a créé une émotion considérable", a-t-il assuré.
"Profondément choqués", des parents d'élèves ont par ailleurs annoncé leur intention de "déposer plainte vendredi à l'IGS", la police des polices, contre l'intervention policière du 20 mars, où les forces de l'ordre avaient fait usage de gaz lacrymogènes en présence des enfants.
D'après agence
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