© AFP/JP. KsiazekEntre 10.000 et 20.000 motards ont défilé samedi dans des dizaines de villes à l'appel des "motards en colère" pour réclamer, à une semaine de la présidentielle, une "égalité entre usagers de la route" et la fin de normes jugées discriminantes ou dangereuses pour leur sécurité. Les actions menées dans une cinquantaine de villes ont rassemblé au moins 12.000 personnes, selon un décompte partiel réalisé à 17h30 par la Fédération française des motards en colère (FFMC), qui tablait sur un bilan final de 20.000 personnes.
La FFMC réclame une "égalité entre usagers de la route" et demande que soient reconnues "les spécificités des deux-roues motorisés". Elle épingle notamment les glissières de sécurité conçues "pour les voitures et camions" et qui font courir "de graves dangers" aux deux-roues à moteur. Les "motards en colère" regrettent aussi que "les progrès effectués par les deux-roues à moteur en terme de normes de pollution ne soient pas pris en compte dans la législation, comme cela avait été le cas pour les automobiles, qui ont bénéficié de déductions fiscales ou de primes". Soulignant que "l'équipement du motard est sa seule carrosserie", la FFMC milite pour une "baisse de la TVA sur les accessoires de sécurité".
"Arrêtez de nous mettre à l'index"
Les plus gros rassemblements ont eu lieu à Lyon (1000 motards selon la police), au Mans (1000 motards selon la police, le double selon les organisateurs), Lille (800 à 1500), Nancy (750 à 1000) et Rouen (600 à 1000). Pour Paris et l'Ile-de-France, le rendez-vous est prévu dimanche à 14h sur l'esplanade du château de Vincennes. Dans plusieurs villes, des haltes ont été marquées devant mairies, préfectures et surtout permanences de partis politiques où les motards ont déposé leurs revendications. A Limoges, les motards ont sorti de larges banderoles : "Ici, Union des Menteurs Professionnels" pour l'UMP et "Ici, on vous écoute mais on ne fera rien" pour le PS.
"On est des citoyens comme les autres, arrêtez de nous mettre à l'index", a demandé à Lille Guy Catteau, secrétaire de la FFMC pour le Nord, en mettant en cause des réglementations récentes. "Malgré toutes les demandes, rien n'avance (...) En cinq ans, nous n'avons eu droit qu'à plus de répression, avec les radars notamment. Nous ne sommes pas des loubards, on ne veut pas que la route devienne un circuit, nous demandons juste une amélioration de notre sécurité", a déclaré Olivier Barrière, porte-parole de la FFMC à Lyon.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




