Image d'archives © LCILCI.fr : 91% des Français disent avoir déjà entendu parler du jeu du foulard, qui consiste à compresser au maximum la carotide dans le but d'obtenir des sensations fortes. Et pourtant, il continue de tuer. Comment l'expliquez vous ?
Jeu du foulard : "Je ne l'avais pas prévenu de ce danger-là..."
TEMOIGNAGE - Une enquête publiée ce jeudi révèle qu'un enfant sur 10 a déjà joué à un "jeu dangereux", des "jeux" dont beaucoup ignorent les risques. La mère d'un enfant de 11 ans mort comme cela, témoigne en insistant sur l'importance de la prévention.
Publié le 26/01/2012
Alsace : un garçon de 12 ans retrouvé mort étouffé dans sa chambre
La piste du suicide est privilégiée, a annoncé mardi soir le parquet de Colmar, après la découverte d'un jeune garçon de 12 ans mort dans sa chambre, la tête recouverte d'un sac plastique et une ceinture autour du cou à Ostheim.
Publié le 20/09/2011
Couvre-feu, violences en bande, jeux dangereux: votes tous azimuts
En pleine campagne pour les régionales, les députés discutent du projet de loi sur la sécurité intérieure. Au menu : le couvre-feu pour les moins de 13 ans instaurable par les préfets, l'incitation sur le net aux jeux dangereux pénalisée, des scanners corporels dans les aéroports...
Publié le 11/02/2010
La promotion sur le net de jeux dangereux sanctionnée
Jeu du foulard, petit pont massacreur... Les députés ont décidé jeudi à l'unanimité de modifier le code pénal pour sanctionner de 3 ans de prison et 75.000 euros d'amende la diffusion sur le net d'images incitant les enfants aux jeux dangereux parfois mortels.
Publié le 11/02/2010
Catherine Vince, vice-présidente de l'APEAS (1) : En fait, les gens croient savoir ce que c'est ou voient vaguement en quoi ça consiste mais ils n'en mesurent pas vraiment les conséquences. C'était mon cas. Je me disais que c'était un jeu pour les enfants turbulents, mal dans leur peau. J'étais totalement à côté de la plaque. Il y a deux ans, mon garçon de 8 ans, petit ange aux boucles blondes, est mort de ça. Voilà, les parents ne réalisent pas non plus à quel point ce jeu est dangereux. Ils ne se disent pas non plus que cela peut arriver à leur propre rejeton. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on fait tout ce ramdam en se mobilisant le plus possible.
LCI.fr : Cela passe-t-il par un changement des mentalités ?
C.V. : Evidemment. Il faut que tout ceux qui sont en contact avec les enfants, des parents aux enseignants, prennent conscience de la dangerosité de ce jeu. Il faut que les parents se disent que tous les enfants sont susceptibles d'y jouer. Sans qu'ils soient pour autant suicidaires ou turbulents. Les enfants sont comme des chercheurs qui expérimentent quelque chose de nouveau. Ils jouent avec leur corps. Ils se disent que c'est un jeu magique qui permet d'avoir des sensations 'trop top'.
LCI.fr : Comment en parler avec son enfant ?
C.V. : Selon moi, cette prévention doit se faire en deux temps. Quand son enfant a trois-quatre ans, il faut rajouter à la liste des interdits qu'on lui fait qu'il ne faut jamais jouer avec sa respiration. Cette interdiction doit se rajouter à celle qu'il ne faut pas jouer avec le feu, ni parler aux inconnus. Ainsi, quand il aura 10-12 ans et qu'un copain lui proposera ce "jeu", il se rappellera que c'est interdit parce que c'est dangereux, autant que le feu. La seconde étape consiste à connaître les signes d'alertes, ces traces qui montrent que notre enfant pratique ce jeu dangereux. Ces signaux sont variés et souvent discrets. Cela peut être des traces sur le cou, des liens qui traînent dans la chambre de notre enfant sans raison valable, des maux de tête, une baisse de la concentration, etc. A ce moment là, une discussion sérieuse s'impose immédiatement. Une maman racontait aussi qu'elle avait posé un garrot à son enfant en lui expliquant que quand le sang ne circulait plus, le bras pouvait mourir. Cette prévention peut -et devrait- se faire dans les cours de sciences également.
"Jeu du foulard": le sondage choc |
Commandé par l'APEAS et réalisé par l'IPSOS, c'est le premier sondage jamais publié au sujet de ce jeu dangereux pratiqué le plus souvent en groupe, parfois en solitaire. Rendu public jeudi, il révèle que 5% des 15 ans et plus qui en ont entendu parler connaissent des victimes. Selon la même enquête, 91% des personnes interrogées ont entendu parler du "jeu du foulard", parmi elles, 4% avouent l'avoir pratiqué. Soit rapporté à l'ensemble de la population, 1,5 million de personnes. Dans cette catégorie, 6% disent avoir joué à ce jeu à moins de 5 ans, 29% entre 6 et 10 ans, 48% entre 10 et 14 ans et 28% à 15 ans et plus. L'Apeas, qui compte 250 membres, a recensé depuis 2000 une dizaine de morts par an, quatre depuis le début de l'année 2007. Selon l'association, le "pic" de mortalité intervient vers 12 ans. |
(1) Association de parents d'enfants accidentés par strangulation
Le site de l'APEAS en cliquant ici
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Jeu du foulard : "Je ne l'avais pas prévenu de ce danger-là..."
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