Milan Baros et Stéphane Mbia © LCIRetrouvez toute l'information sportive sur Eurosport.fr
Le pincement de nez n'était pas une marque de racisme. La Ligue de football professionnel (LFP) a tranché jeudi sur l'affaire qui agitait le monde du ballon rond depuis trois semaines : le geste équivoque de l'attaquant de Lyon Milan Baros envers le défenseur rennais Stéphane Mbia. C'était lors de la dernière rencontre des deux clubs le 18 avril dernier. Au cours du match, l'attaquant de l'OL s'était bouché le nez d'une main et de l'autre, avait brassé l'air à proximité du joueur camerounais. Et de susciter remous et vague d'indignations.
Face à cette polémique, la LFP a décidé de convoquer les deux joueurs pour une confrontation. Après avoir visionné l'incident. Après avoir lu les rapports officiels. Et le verdict est tombé : "Il y a eu sur le terrain un geste inqualifiable et inadmissible, a déclaré le président de la commission Jacques Riolacci. Incontestablement, c'est une affaire inhabituelle. Nous n'avons jamais eu à connaître de pareil geste qui a suscité une émotion légitime".
Pas un geste pour "écarter les mauvaises odeurs"
Un geste "inqualifiable et inadmissible" oui, mais un acte xénophobe non. "Milan Baros nous a dit que jamais, au grand jamais, il n'avait voulu par ce geste manifester un sentiment de racisme et de xénophobie, a précisé Jacques Riolacci. Il nous a dit qu'il voulait simplement que, après quelques échanges verbaux et contacts rugueux, le joueur s'écarte de lui et qu'en aucun cas il s'agissait d'un geste voulant écarter des mauvaises odeurs".
Le président de la commission précise : "Si nous avions été convaincu qu'il s'agissait d'un acte de pur racisme visant un joueur de couleur, la sanction aurait été tout autre". Là, la punition est plutôt clémente : l'attaquant tchèque est suspendu jusqu'à la fin de la saison à partir de lundi. En clair, le joueur manquera les trois derniers matches du championnat de l'OL, déjà assuré de décrocher un sixième titre consécutif.
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