
Alors que la cérémonie d'investiture du nouveau président de la République se déroulait à l'Elysée, le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, a prévenu mercredi qu'il s'opposera à "toute remise en cause" du droit de grève des enseignants, des adjoints et des directeurs d'école, en faisant référence à la volonté de Nicolas Sarkozy d'instaurer un service minimum dans l'enseignement.
Mardi, le président de la République a évoqué auprès de la CFTC l'idée d'un service minimum dans l'Education nationale, qui imposerait une obligation d'accueil de tous les enfants en cas de grève. Nicolas Sarkozy a précisé, selon la CFTC, que ça ne signifierait pas que "les enseignants seraient obligés de travailler" ou que "la garderie devrait être assurée par les enseignants", mais qu'"un dispositif devrait permettre à tous les enfants d'être accueillis à l'école".
"C'est au maire de voir s'il ouvre l'école"
"On a besoin d'en savoir plus et ce n'est pas une bonne chose que des mesures soient prises à l'emporte-pièce sur ces questions sensibles", a assuré le secrétaire général du SNUipp-FSU. "Ca renforce la nécessité que la FSU rencontre rapidement le président de la République", a-t-il ajouté. Les collèges et lycées sont déjà tenus réglementairement de rester ouverts et d'accueillir les élèves. En revanche, dans les écoles primaires, tous les personnels appartenant à l'Education nationale, en cas de grève, la surveillance des enfants ne peut pas être assurée.
Si la majorité des personnels se déclare en grève, "c'est au maire de voir s'il ouvre l'école et s'il trouve du personnel pour garder les enfants", a détaillé le secrétaire général du SNUipp-FSU, assurant que c'était "rare". La plupart du temps, les parents sont prévenus par l'intermédiaire d'un mot dans le carnet de correspondance des enfants et sont priés de trouver des solutions de garde. "On n'a jamais eu de protestation de la part des parents", a certifié le responsable syndical.
D'après agence
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