Image d'archives © TF1/LCI1808. Napoléon Bonaparte dirige la France et 31 jeunes garçons deviennent les premiers bacheliers. Presque 200 ans plus tard, 621.532 candidats tentent, depuis lundi, de décrocher le premier sésame. Si le baccalauréat était à ses débuts un diplôme élitiste et bourgeois, il est quasiment aujourd'hui la condition sine qua non à toute formation et toute carrière professionnelle. C'est le dernier diplôme du second degré et le premier de l'enseignement supérieur. La philo et ses questions existentielles donnent le coup d'envoi de deux semaines pas très drôles pour les terminales de tous poils.
Côté pratique, la mise en place de ces "réjouissances" est aussi un casse-tête. Son organisation relève d'une "véritable armée" selon les mots du ministre Xavier Darcos pour qui, "dès qu'on parle d'Education nationale, on est toujours dans de très gros chiffres !" Jugez plutôt. D'abord, il y a les candidats. Forcément. Cette année, ils sont 327.590 au bac général, 170.907 au bac technologique et 123.035 au bac professionnel. Leur âge s'échelonne de 12 ans et 11 mois à plus de 70 ans. Pour les tester, 2400 sujets différents, sans compter ceux de secours. Comme ça, pas de cata. Pour les surveiller, près de 130.000 examinateurs et correcteurs. Ces derniers recevront 4 millions de copies à corriger et feront passer près d'un million d'oraux dans un des 4166 lycées mobilisés pour l'occasion. Une parenthèse sur le coût de la copie : elle rapportera entre 1,49 et 1,86 euros au correcteur qui aura l'honneur de la relire. On ne compte pas les milliers de gouttes de sueur perdues, de mines cassées, de feutres usés, de kilos perdus, d'ongles rongés, de cernes gagnés...
"Qu'est ce qu'un monstre ?"
Pas de grosses nouveautés pour cette session 2007. Notons toutefois l'apparition de la série sciences et technologies de la gestion. Cette STG remplace la STT. "1 candidat sur 7 sera dans cette série, qui se tourne vers le management", souligne Xavier Darcos. Comme chaque année, un florilège de nouvelles options ou spécialités atypiques. Parmi les plus sympathiques : surf, rugby, escalade pour les veinards du Sud Ouest. Mais aussi "verrerie scientifique", le francisque mosellan (c'est une langue). Et oui, il en faut pour tous les goûts.
Le cru 2006 a atteint 82,1% de réussite. C'est un record. C'est historique. Pour autant, le bac reste "un véritable examen, pas du tout bradé", martèle le ministre défendant cette "institution républicaine". Et de rappeler que 20% des candidats ne l'auront pas. "Oui, y aura des collés", dit-il sans ménagement. A ceux qui parlent de le supprimer, Xavier Darcos rétorque que ce serait comme démonter la Tour Eiffel ! Bigre.
Pour la petite histoire, le ministre a passé et obtenu son bac en 1965 "dans des conditions tout à fait convenables" même s'il avait par ailleurs des notes assez faibles dans les matières scientifiques, "en tout cas à un seul chiffre", dixit le ministre. Le littéraire se souvient avoir eu 13 en philo mais n'avoir jamais eu de nouvelles de son concours général sur le même thème où il avait dû plancher sur "Qu'est ce qu'un monstre". En tout cas, il souhaite "bonne chance" à tous les élèves. Certains diront que ça porte malheur, mais peut on être superstitieux quand on a travaillé et que l'on est sûr de soi ? Vous avez quatre heures pour plancher sur la question.
Comment échapper au stress ? |
"L'idéal, c'est d'avoir une hygiène de vie équilibrée les jours précédant les épreuves : manger équilibré, faire du sport, bien dormir, ne pas prendre d'excitants tels le café ou les vitamines", explique à LCI.fr Stéphane Roy, psychologue et psychothérapeute au centre Montaigne, à Garches. Le spécialiste donne quelques conseils aux élèves pour aborder le bac dans les meilleures conditions. Cliquez ici pour lire son interview. |
Les premiers résultats tomberont le 2 juillet et ils seront consultables gratuitement sur le site www.education.gouv.fr.
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