Image d'archives © TF1Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a estimé jeudi sur BFM TV "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, dans le cadre de l'objectif gouvernemental de non remplacement de 30 à 40.000 fonctionnaires.
"Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il précisé.
"Nous serons dans des chiffres qui seront aux alentours de 10.000" en termes de réduction d'effectifs, a annoncé le ministre en précisant que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août".
"Organiser la riposte"
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, a immédiatement dénoncé cette "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités". Ces suppressions entraîneront notamment "une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements", a-t-il dit, prévenant que "si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible".
Le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a rejeté cette "saignée pour l'Education nationale", alors que "les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus)". "C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois", qui ne seront "possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement" et "en augmentant la charge de travail des personnels", a ajouté le syndicat.
L'Unsa-Education a vilipendé "la dégradation brutale et programmée de l'emploi public" et "ce pilotage par la seule approche budgétaire". "Ce ne sont donc pas les exigences d'un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable", a estimé la deuxième fédération du monde éducatif.
(D'après agence)
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