Environ 10.000 postes supprimés au budget 2008

le 28 juin 2007 à 17h43 , mis à jour le 29 juin 2007 à 10h27

Ils le seront dans le cadre de l'objectif gouvernemental de non remplacement de 30 à 40.000 fonctionnaires. Xavier Darcos précise que les arbitrages seraient pris en août.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a estimé jeudi sur BFM TV "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, dans le cadre de l'objectif gouvernemental de non remplacement de 30 à 40.000 fonctionnaires.

"Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il précisé.

"Nous serons dans des chiffres qui seront aux alentours de 10.000" en termes de réduction d'effectifs, a annoncé le ministre en précisant que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août".

"Organiser la riposte"

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, a immédiatement dénoncé cette "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités". Ces suppressions entraîneront notamment "une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements", a-t-il dit, prévenant que "si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible".

Le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a rejeté cette "saignée pour l'Education nationale", alors que "les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus)". "C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois", qui ne seront "possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement" et "en augmentant la charge de travail des personnels", a ajouté le syndicat.

L'Unsa-Education a vilipendé "la dégradation brutale et programmée de l'emploi public" et "ce pilotage par la seule approche budgétaire". "Ce ne sont donc pas les exigences d'un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable", a estimé la deuxième fédération du monde éducatif.

(D'après agence)

le 28 juin 2007 à 17:43
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7 Commentaires

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  • Jo, le 29/06/2007 à 10h57

    C'est scandaleux de supprimer des postes comme ca ! Le service de la France est un honneur pour ces gens et nous en avons besoin ! Resister, descendez dans la rue, faites des grêves la réforme ne passera pas !

  • Antoine, le 29/06/2007 à 10h43

    S'il vous plaît,arrêter d'utiliser sans cesse le terme "supprimé" !ces gents partent en retraite,on les fout pas dehors !

  • Juliette, le 29/06/2007 à 10h27

    Cher Patrick, sache que si le gouvernement n'était pas si nul et que s'il ne faisait pas toujours des lois ayant à l'encontre des souhaits des profs ET des élèves, il n'y aurait pas besoin d'aller manifester. Les enseignants préféreraient mille fois aller donner leurs cours que donner de la voix contre telle ou telle réforme tu sais

  • Isa, le 29/06/2007 à 09h53

    C'est inadmissible !! Et l'avenir de nos enfants dans tout ça !! Tout ça c'est une question d'argent comme toujours !!Je ne veus pas que mon enfant devienne un âne de la REPUBLIQUE !!!

  • Marc, le 29/06/2007 à 07h58

    Les français ont voté majoritairement pour un projet, celui de Nicolas Sarkozy. Dans ce projet il était clairement indiqué la suppression de nombreux postes de fonctionnaires dont ceux de l'éducation nationnale. Les syndicats, quels qu'ils soient n'ont aucune légitimité, ils ne représentent qu'une minorité et il n'est pas question que cette minorité nous pourisse la vie par des revendications d'un autre age. les syndicats ne servent qu'une minorité au détriment de la majorité et depuis 40 ans cela nous coute très cher. Il est grand temps de réformer en profondeur le droit syndical et le droit de grève qui sont les causes majeures de l'immobilisme de la France et de son endettement massif ! Les français responsables doivent se mobiliser contre les syndicats.

  • C'est reparti, le 28/06/2007 à 21h52

    Ben voyons, et on va demander à nos gentilles infirmières, aide-soignantes et tous les fonctionnaires des hôpitaux(dont je fais partie) de ne plus partir en vacances car nous n'arrivons déjà pas à récupérer toutes les centaines d'heures sup', alors s'il faut en plus remplacer ceux qui partent !!

  • Patrick, le 28/06/2007 à 20h54

    Ce n'est pas grave compte tenu de l'ardeur au travail de certains....plus prompt à aller manifester qu'à rentrer en salle de classe.

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