L'examen de la réforme des universités reporté

le 25 juin 2007 à 16h31 , mis à jour le 26 juin 2007 à 08h10

Le projet de loi ne sera pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi.

Un amphi de la fac de Tolbiac/LCIUn amphi de la fac de Tolbiac © TF1/LCI

Le monde de l'université reprochait au gouvernement d'imposer sa réforme des universités au pas de charge. Voici un peu de répit. Le projet de loi sur l'autonomie des universités ne sera finalement pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi. Il le sera "vraisemblablement mercredi prochain" (4 juillet), a précisé le porte-parole de l'Elysée, en expliquant que "le président de la République souhaitait voir les principales parties prenantes à la réforme" et "en tirer les conclusions" avant de présenter le texte au Conseil d'Etat.

"On ne peut pas dire sur quels points le texte va bouger, mais on a eu un vrai sentiment d'écoute, d'échange sur le fonctionnement des universités dans un pays comme la France", a déclaré Michel Lussault, troisième vice-président de la Conférence des présidents d'université.

"Mise en concurrence des universités"

Pour sa part, l'Unef s'est félicitée de ce report, insistant sur le fait que le gouvernement a, selon le syndicat, "pris la mesure de l'impasse" dans laquelle il s'engageait. "Les deux jours qui viennent seront fondamentaux", résumait dimanche son président Bruno Julliard. "Nous n'y allons pas pour orchestrer une rupture mais pour convaincre M. Sarkozy qu'une réforme négociée est possible", a ajouté celui qui fut le leader du mouvement contre le CPE.

Dans un communiqué commun, la FSU et le SNESUP-FSU "souhaitent que ce report permette d'initier une véritable concertation et de mettre en chantier un tout autre projet de loi en s'appuyant sur les  nombreuses propositions portées notamment par nos organisations syndicales".

Nicolas Sarkozy a entamé lundi une série de consultations sur cette réforme qui reçoit l'opposition des représentants de la communauté universitaire. La conférence des présidents d'université a été reçue dans l'après-midi. Mardi, viendra le tour des fédérations de personnels et d'enseignants-chercheurs (17 h) et des organisations étudiantes (18h). Trois points du projet cristallisent l'opposition : la composition des conseils d'administration, qui passeraient de 60 à 20 membres, l'introduction d'une sélection dès l'entrée du master (bac+4) et d'une autonomie à la carte, perçue comme un facteur de "mise en concurrence des universités".


(D'après agence) 

Les Français favorables à l'autonomie des facs

Cinquante-huit pour cent des Français considèrent que l'autonomie des universités "serait une bonne chose" car cela leur permettrait de "mieux s'adapter" aux besoins et aux demandes des étudiants et des entreprises, selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI. A l'inverse, 33% pensent le contraire et 9% ne se prononcent pas. Sondage réalisé les 22 et 23 juin par téléphone auprès de 950 personnes âgées de 18 ans et plus.

le 25 juin 2007 à 16:31
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14 Commentaires

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  • Jeune active, le 25/06/2007 à 18h23

    Les syndicats étudiants c'est bien mais il faut aussi consulter les jeunes actifs (et jeunes chômeurs...!): il y a vraiment un grave problème à la sortie de la fac : les dipômes même obtenus avec mention ne permettent plus de trouver des jobs en rapport avec les années d'études et les sacrifices consentis. Il faut que les étudiants sachent que la selection existe déjà; maintenant le gouvernement offre l'opportunité de choisir sur quels critères : je pense sincèrement qu'il vaut mieux être sélectionné en fonction de ses notes, plutôt que grâce aux pistons ou en fonction des rumeurs fallacieuses sur les prétendus "classements" des facs qui circulent en ce moment!

  • Nathalie, le 25/06/2007 à 18h14

    Si une réforme négociée est possible, pourquoi pas mais il ne faut plus remettre à plus tard car cela fait trop longtemps que cela dure.

  • Jean Bernard, le 25/06/2007 à 18h01

    Je crois qu'il s'agit d'un sujet pour lequel le consensus sera difficile à trouver.La gauche largement majoritaire chez les universitaires et les étudiants a choisi la démagogie.Pas de selection, tout bachelier poursuit un cursus supérieur , tout diplomé de ces superbes universités a droit .....au CHOMAGE. Au moins c'est la Justice de GAUCHE.Surtout pas de financement de societés privées (CAPITALISTES)pour la recherche.Pas de Partenariat.Fabriquons des intellectuels( Penseurs de Gauche retardataires) qui ne servent à rien si ce n'est à nous faire payer des impots sans fin

  • Hervé, le 25/06/2007 à 17h49

    Comment croire qu'un conseil est efficace avec 60 membres.Je ne vois pas en quoi c'est incohérent de passer à 20 uniquement. Pour le master, la selection se fait de toutes façons en master 2 ce qui fait perdre un an aux recalés. Mais le mot "selection" est tabou en france! or, sans selection, pas de diplome reconnu et pas de boulot ensuite.

  • Yves, le 25/06/2007 à 17h47

    Il faut y aller et ne pas reculer devant ces gosses incapables d'accepter un changement et incompétents en la matière. Il sont déjà vieux et immobiles ces "jeunes étudiants"

  • Marickou, le 25/06/2007 à 17h31

    Pourtant, il est urgent de réformer l'Université française. A quoi bon maintenir des filières qui ne sont que des fabriques de "chômeurs diplômés"? Soyons francs et honnêtes vis à vis des jeunes. Ne les laissons pas perdre des années de leur jeunesse dans des Facs surchargées qui ne débouchent sur aucun emploi! Et je sais de quoi je parle! Osons fixer un effectif qui corresponde aux besoins estimés! Arrêtons de berner les étudiants! Mais il est vrai que les temes "numerus clausus" et "sélection" sont politiquement incorrects dans notre pays. De toute façon, les choses sont très claires depuis des années. Les étudiants qui ont souvent les plus grandes capacités, et qui ont certainement les plus gros moyens financiers, quittent la France pour l'Amérique du Nord. Est-ce cela que l'on appelle "l'égalité des chances pour tous"? J'apprécierais d'être publiée, et que l'on m'explique ...

  • Florent, le 25/06/2007 à 17h27

    Je n'ai pas voté pour sarkosy et son gvt pour qu'il recule devant les réformes... durand sa campagne il a toujours dit qu'il voulait réformer et au jour-J il n'y a plus personne... des promesses, tjs des promesses, quand est ce que cela se terminera la politique pipo...

  • PATIN Didier, le 25/06/2007 à 17h25

    Ces étudiants ne comprennet rien, mais n'oublions pas que nos dirigeants ont été étudiants et s'ils ont à l'époque avalé la pillule c'est qu'ils étaient naifs. En plus les Ministres pensent psséder la science infuse, parfois ils se trompent.

  • Jean-Luc, le 25/06/2007 à 17h24

    Pour Houlette Ca fait trente ans qu'on discute sur ... la meilleure école ... la meilleure fac etc. Alors, maintenant il n'est plus temps de tergiverser, mais de faire. Rappel : notre meilleure fac est ... 46è au classement mondial, loin derriere les anglo saxonnes.

  • Jacques, le 25/06/2007 à 17h11

    Absolument d'accord avec Luc de Fécamp. Mais si les présidents d'Université, les personnels d'Université et les étudiants sont contre cela fait la quasi totalité des personnes concernées par le projet; cela justifie bien quelques jours voire quelques semaines de réflexion. Ce ne sera pas le cas pour le service minimmn dans les transports où 80% des usagers sont pour et seuls sont contre les syndicats ultra.

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