Un amphi de la fac de Tolbiac © TF1/LCILe monde de l'université reprochait au gouvernement d'imposer sa réforme des universités au pas de charge. Voici un peu de répit. Le projet de loi sur l'autonomie des universités ne sera finalement pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi. Il le sera "vraisemblablement mercredi prochain" (4 juillet), a précisé le porte-parole de l'Elysée, en expliquant que "le président de la République souhaitait voir les principales parties prenantes à la réforme" et "en tirer les conclusions" avant de présenter le texte au Conseil d'Etat.
"On ne peut pas dire sur quels points le texte va bouger, mais on a eu un vrai sentiment d'écoute, d'échange sur le fonctionnement des universités dans un pays comme la France", a déclaré Michel Lussault, troisième vice-président de la Conférence des présidents d'université.
"Mise en concurrence des universités"
Pour sa part, l'Unef s'est félicitée de ce report, insistant sur le fait que le gouvernement a, selon le syndicat, "pris la mesure de l'impasse" dans laquelle il s'engageait. "Les deux jours qui viennent seront fondamentaux", résumait dimanche son président Bruno Julliard. "Nous n'y allons pas pour orchestrer une rupture mais pour convaincre M. Sarkozy qu'une réforme négociée est possible", a ajouté celui qui fut le leader du mouvement contre le CPE.
Dans un communiqué commun, la FSU et le SNESUP-FSU "souhaitent que ce report permette d'initier une véritable concertation et de mettre en chantier un tout autre projet de loi en s'appuyant sur les nombreuses propositions portées notamment par nos organisations syndicales".
Nicolas Sarkozy a entamé lundi une série de consultations sur cette réforme qui reçoit l'opposition des représentants de la communauté universitaire. La conférence des présidents d'université a été reçue dans l'après-midi. Mardi, viendra le tour des fédérations de personnels et d'enseignants-chercheurs (17 h) et des organisations étudiantes (18h). Trois points du projet cristallisent l'opposition : la composition des conseils d'administration, qui passeraient de 60 à 20 membres, l'introduction d'une sélection dès l'entrée du master (bac+4) et d'une autonomie à la carte, perçue comme un facteur de "mise en concurrence des universités".
(D'après agence)
Les Français favorables à l'autonomie des facs |
Cinquante-huit pour cent des Français considèrent que l'autonomie des universités "serait une bonne chose" car cela leur permettrait de "mieux s'adapter" aux besoins et aux demandes des étudiants et des entreprises, selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI. A l'inverse, 33% pensent le contraire et 9% ne se prononcent pas. Sondage réalisé les 22 et 23 juin par téléphone auprès de 950 personnes âgées de 18 ans et plus. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




